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o. Gaston-Jean-Baptiste- Antoine , duc de Roquelaure, né en 1656, mestre de camp de cavalerie en 1674, fait gouverneur de Lectoure en mars 1683, après son père, et duc et pair par nouvelle érection du mois de décembre suivant, lieutenant général au gouvernement de Champagne en 1685, brigadier en 1689, maréchal de camp en 1691, lieutenant général en 1696. Il eut le commandement en chef du Languedoc en 1706, fut fait maréchal de France en 1724, chevalier des ordres en 1728, et mourut le 6 mai 1738, à quatre-vingt-deux ans.
6. Comparez le Journal de Damjeau, tome V, p. 129, et le Mercure de janvier 1695, p. 255.
7. La Gazette d'Amsterdam (année 1695, p. 19) contient quelques détails intéressants sur la mort du maréchal. « Il étoit né posthume
Pendant sa maladie, il fit faire un dernier effort auprès du Roi, par le duc de Chevreuse, pour obtenir sa charge pour son fils, gendre de ce duc. Il en fut refusé, et le Roi lui fit dire qu'il devoit se souvenir qu'il ne lui avoit donné le gouvernement de Normandie comme en survivance pour son fils qu'à condition qu'il ne lui parleroit jamais de la charge*. Tous ses enfants et Mme de Mec-
en 1627, dit-elle, et avoit suivi feu Monsieur le Prince partout depuis la bataille de Rocroy, où il se trouva, de sorte qu'on peut dire qu'il n'y avoit point de général qui eût vu tant d'actions que lui. A présent qu'il est mort, chacun fait son éloge à la cour, et ses envieux lui rendent justice. Pendant sa maladie, le Roi envoyoit demander incessamment de ses nouvelles, et S. M. a témoigné publiquement qu'elle ne pouvoit pas faire une plus grande perte. L'abbé de Fénelon l'assista au commencement, et le P. Bourdaloue continua jusqu'à sa mort. Entre les discours que ce père lui fit sur son état présent, il lui demanda : « Hé bien! « Monsieur, n'est-il pas vrai que vous aimeriez mieux avoir donné un « verre d'eau de plus à un pauvre pendant votre vie, et n'avoir pas ga- « gné tant de batailles? >> M. de Luxembourg lui protesta qu'oui, et fit connoître par sa réponse que tous les sentiments de gloire s'évanouissent dans ce moment irrévocable qui décide de la destinée de tous les hommes. On parle diversement de la cause de sa maladie, et quelquesuns n'en veulent pas juger si favorablement que les autres, à cause qu'elle vint à la suite de quelques repas et divertissements qu'il avoit pris dans cette saison avec d'autres seigneurs. »
1. En 1691, le maréchal de Luxembourg avait abandonné son gouvernement de Champagne pour se faire donner celui de Normandie, quoique le duc de Longueville, dit Dangeau, fût encore en vie, et que M. de Montausier n'eût eu, en pareille occasion, que le titre de commandant. La Normandie, que le duc de la Rochefoucauld avait espéré avoir, valait quatre-vingt mille livres, vingt mille livres de plus que la Champagne, et le Roi joignait en outre au gouvernement la charge de bailli de Rouen. Comme il n'était plus admis qu'on donnât des survivances de ces gouvernements, un détour fut pris pour faire passer la Normandie sur la tête du fils aîné du maréchal : celui-ci, pourvu de son gouvernement le 3 mai, pour trois ans, prêta serment le 8, et donna sa démission aussitôt, si bien que le fils put prêter serment à son tour le 9 ; le même jour, une commission fut donnée au père pour commander malgré sa démission et jouir de tous les avantages de la charge, y compris les appointements. (Ms. Clairambault 290, p. 478-479, et Journal de Dangeau, tome III, p. 332 et 334.) Dès que le maréchal fut
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kelbourg, sa sœur, ne le quittèrent que lorsqu'on les mit hors de sa chambre, comme il alloit passer, où ils laissèrent éclater leur douleur. Le P. Bourdaloue les reprit de ce qu'ils s'afiligeoient de ce qu'un homme payoit le tribut à la nature; il ajouta' qu'il mouroit en chrétien et en grand homme, et que peut-être aucun d'eux n'auroit le bonheur de mourir de la sorte". Pour en grands hommes, aucun d'eux n'y étoit tourné ; en chrétiens, ce sera leur affaire^; mais la prophétie ne tarda pas à s'accomplir en la personne de la duchesse de Meckelbourg : elle mourut dans le même mois de janvier*, et de la même maladie, peu de jours après lui, sans aucun secours spirituel, ni presque de corporels, laissant tout ce qu'elle avoit au comte de Luxe°, second fils de son frère*^.
M. de Luxembourg ne vit à la mort pas un des ducs qu'il avoit attaqués ; pas un aussi ne s'empressa pour lui. Je n'y allai ni n'y envoyai pas une seule fois, quoique je
mort, son héritier entra en possession, et, de plus, le Roi lui donna un brevet de justaucorps bleu le 27 février suivant.