Dans le manuscrit, esposer
3. Saint-Simon reviendra sur cet épisode beaucoup plus tard, à propos du prince de Galles (tome XIV, p. 215), et c'est là que se placera l'Addition qu'il a mise, à la même occasion, dans le Journal de Dangeau (tome XVII, p. 214).
.les fants naturels, venoit de donner au comte de Toulouse
-ouvcinements {;Qutes les distinctions, l'autorité et les avantages dont
de Guyenne et m n • i • * -i i
(le Bretagne, son office d amiral pouvoit être susceptujle entre ses \Adfi. S'-S. 11 1] mains'. Il lui avoit donné depuis longtemps le gouvernement de Guyenne, à la mort du duc de Roquelaure "^ père de celui-ci^ ; et pendant sa jeunesse, le maréchal de Lorge en avoit eu le commandement et tous les appointements, qui n'avoient cessé que lorsque, par la cascade que fit la mort du maréchal d'Humières, il eut le gouvernement de Lorraine, comme je l'ai dit '. M. de Chaulnes avoit depuis très-longtemps le gouvernement de Bretagne^, et il y étoit adoré. A ce gouvernement l'amirauté de la province*^ étoit unie, qui valoit extrêmement'. Rien ne convenoit mieux
1 . On avait réorganisé pour lui le conseil de marine, le conseil des prises, le tribunal de l'Amirauté, etc. En septembre 1695, le Roi lui tit rendre le dixième des prises et le droit de délivrer des commissions pour la course, que la Compagnie des Indes, puis les gouverneurs des Iles avaient usurpés.
2. Gaston-Jean-Baptiste, duc de Roquelaure, marquis de Laverdenx et de Biran, lieutenant général et maître de la garde-robe, gouverneur de Lectoure, fait duc et pair par brevet du mois de juin i6M, chevalier des ordres en 1661, gouverneur de Guyenne en 4676, et mort le 11 mars 1683, à soixante-huit ans; père du duc dont il a été parlé un peu plus haut, p. 232 et 246. On a fait, au dix-huitième siècle, un recueil de ses facéties, sous le titre de Momus françois.