Comparez tome IV, p
8. Marie-Angélique de Cosnac, petite-nièce de l'archevêque d'Aix dont on a des mémoires curieux, et arrière-petite-fille d'une Talleyrand- Cbalais, dut d'abord épouser M. de Lesdiguières, puis M. de Châtillon, et fut mariée, le 23 mars 1697, à Procope-Francois, comte d'Egmont, baron du Saint-Empire, etc. Morte le 14 avril 1717, à quarante-trois ans.
9. Marie-Anne de la Trémoïlle, marquise de Royan et comtesse (VOIonnc. fille du dernier marquis de Royan et d'une sœur de Mme de
DE SAINT-SniON.
Trémoïlle comme elle, toutes deux héritières et sans père ni mère*. Mme de Bracciano mouroit d'envie de me donner Mlle de Royan : elle me parloit souvent d'établissements, elle en parloit aussi à ma mère, pour voir si on ne lui jetteroit point quelque propos qu'elle pût ramasser. C'eût été un noble et riche mariage ; mais j'étois seul^ et je voulois un beau-père et une famille dont je pusse m'appuyer.
Phélypeaux^, fils unique de Pontchartrain, avoit la survivance de sa charge de secrétaire d'État. La petite vérole l'avoit éborgné, mais la fortune l' avoit aveuglé : une héritière de la maison de la Trémoïlle ne lui avoit point paru au-dessus de ce qu'il pouvoit prétendre ; il y tournoit autour du pot', et son père ménageoit extrêmement la tante dans cette même vue, qui, en habile femme, profîtoit de ces ménagements, en se moquant en par elle^ de leur cause. Le père avoit toujours été ami du mien, et avoit fort désiré que je le fusse de son fils , qui en fît
Bracciano morte en 1693, était née le iO novembre 1676. Après la mon de son père, le Roi l'avait fait élever au couvent du Pont-aux-Dames; mais, depuis le mois de juin 1693, on l'avait remise aux mains de sa tante, qui, à ce qu'il semble, faisait entendre que des projets de mariage étaient déjà arrêtés. (Arch. nat., 0^ 37, fol. 17 et 130.) Mlle de Royan épousa, le 6 mars 1696, Paul-Sigismond de Montmorency- Luxembourg, comte de Luxe, devenu duc de Châtillon. Elle mourut le 2 juillet 1708. Selon sa tante, elle était jolie et n'avait pas « l'esprit monacal. » {Lettres inédites de la princesse des Vrsins, publiées par M. GefTroy, p. 2o.) Avec le temps, elle devint extrêmement grasse et prit l'babitude d'un /ic effrayant (Mémoires, tome VI, p. 42).
1. Mme de Bracciano, écrivait Coulanges, en janvier 1693, « donne de petits bals, qui finissent à dix heures du soir. On y voit toutes les héritières à marier, et c'est à ceux qui y prétendent à les aller faire danser. » (Sévigné, tome X, p. 233.)
2. C'est la quatrième fois que Saint-Simon revient sur cette idée.
3. Jérôme Phélypeaux, qu'on appela plus tard le comte de Pontchartrain. Voyez tome I, p. 299, note 2.
4. « Ne dire pas franchement sa pensée, agir d'une manière fine et couverte. » {Richelel.)