Tomel, p
3. Ce comte de Clermont-Tonnerre épousa Marie Vignier, veuve du baron de Créquy-Ricey et fdle de Jacques Vignier, maître des requêtes, intendant des finances, président des états de Bourgogne; grande chicaneuse, dont parle le Chansonnier, ms. Fr. 12 620, p. 207.
4. Cette terre, située à peu de distance de Bar-le-Duc et apportée dans la maison de Luxembourg par une héritière des comtes de Mouzon, était devenue l'apanage de la branche établie en France, et avait été érigée en comté, en 1367, pour Guy de Luxembourg, comte de Saint- Pol. On voyait dans l'église les statues d'albâtre d'Antoine de Luxembourg et de Marguerite de Savoie, et ce fut là aussi que furent transportés, en 1695, les restes du maréchal de Luxembourg. Ses héritiers vendirent le comté, moyennant deux millions et demi, en 1719, au duc Léopold, qui le réunit au Barrois ; il ne subsiste du château féodal du quatorzième siècle, démoli en 1746, qu'une tour ronde, devenue monument historique, et le parc, transformé en promenade publique.
5. Le mari mourut le 8 juillet 1674, et la femme en décembre 1680, En qualité de dernière héritière de la maison de Luxembourg, elle avait envoyé un représentant aux conférences de Nimègue pour réclamer son rétablissement dans le duché et pour protester contre tout ce qui pourrait nuire à ses droits de souveraineté dans le traité qu'on préparait.
6. Henri -Léon d'Albert de Luxembourg, duc de Piney, né le 5 août 1630, mourut prêtre le 19 février 1697.
dire juridiquement et enfermer à Paris, à Saint-Lazare ' ; et, de peur que quelqu'un ne le fit marier, ils le firent ordonner diacre; et c'est dans cet état et dans ce même lieu qu'il a passé sa longue vie et qu'il est mort^. La fille* n'avoit guère le sens commun, mais n'étoit pas imbécile : on la fit religieuse à Paris, à l'Abbaye-aux-Bois*. De fois à autre elle disoit que ç'avoit été malgré elle ; mais elle y vécut vingt ans professe et y fut plusieurs années maîtresse des novices, ce qui ne marque pas qu'elle eût été forcée; ou du moins il paroît par cet^ emploi qu'elle avoit consenti et pris goût à son état, puisqu'on la chargeoit d'y former les novices. Elle étoit encore dans cette fonction quand Monsieur le Prince l'en tira, comme on le dira bientôt **.
1. Il fut d'abord enfermé à l'abbaye de Clairvaux (10 avril « Comme sa vie n'est pas trop bien réglée, écrivit le secrétaire d'État à l'abbé de ce monastère, il ne faut pas que vous lui permettiez de dire la messe, en cas qu'il en eût envie. » Puis, le 14 mai 1691, il fut mis à Saint-Lazare, moyennant une pension payée par sa famille. Ces dates ne s'accordent pas du tout avec ce que Saint-Simon dira plus loin, p. 42.
2. On a un factum imprimé des parents, adressé au Roi et intitulé : Motifs de ï interdicUon de M. le duc de Luxembourg. Ce duc était entièrement sous la domination d'une maîtresse avec laquelle il vivait presque dans la misère, et qu'il finit par épouser, quoique diacre. « Ce mariage a paru par un baptême d'une Françoise-Éléonore, fille d'Henri de Luxembourg et de Françoise Guisy, sa femme, célébré en l'église de Saint-Côme de votre ville de Paris, le 3 janvier de l'année 1659.... » (Ribl. nationale, imprimé in-4°, de 8 pages.)
3. Marie-Louise-Charlotte-Claire d'Albert de Luxembourg, d'abord religieuse et coadjutrice de « l'illustre église » et abbaye des dames chanoinesses de Poussay, puis titrée princesse de Tingry et nommée dame du palais de la reine Marie-Thérèse en août 1679, mourut fort vieille, le 16 juillet 1706. Voyez l'Addition n" 69, indiquée ci-après, p. 40.
4. Cette abbaye, établie d'abord rue Saint-Père, par des religieuses de l'Annonciade de Rourges (1637), se transféra, en 1640, dans la rue de Sèvres, sous les auspices de Mademoiselle de Montpensier; mais la communauté se dispersa en 1634, et fut remplacée par des religieuses de Notre-Damc-aux-Rois (diocèse de Noyon), d'où vint le nom définitif.