Comparez ci-après, p
4. Dans une lettre du 6 juillet, le maréchal de Lorge remercie M. de Barbezieux de ses attentions, et particulièrement de la chaise qu'il a prêtée à la maréchale. (Dépôt de la guerre, vol. 1322, n" 146.)
5. Pierre de la Cour, que Saint-Simon mentionnera, en 1703, parmi les joueurs qui allaient chez M. de Livry (tome IV, p. 339). Sur son arrivée à Marly, voyez le Journal de Dangeau, tome V, p. 229, 29 juin.
Marochal
médecin, et avoit paru extrêmement sensible à ce grand accident. Toute la cour en fut infiniment touchée : il n'y étoit pas moins aimé et honoré que dans les troupes. Enfin, dès qu'il fut possible de transporter M. le maréchal de Lorge à Philipsbourg, Mme la maréchale de Lorge y vint de Landau l'attendre : on peut juger de la joie avec laquelle ils se revirent'. J'avois été au-devant d'elle jusqu'à Landau. Toute la fleur de l'armée avoit' accompagné son général à Philipsbourg, et la plupart des officiers généraux. Le lendemain, M. le maréchal de Loree, entre et maréchale deux draps, en carrosse, et Mme la maréchale en chaise, de Lorge à s'en alla à Landau, suivis de tout ce qu'il étoit venu de ^maréchal ^ P^*^^^ distingué à Philipsbourg. 11 s'établit au gouvernede Joyeuse ment, chez Mélac, qui lui étoit fort attaché, et moi chez
1. Le o juillet. On transporta le malade dans la voiture du prince d'Espinoy, qui était un carrosse à ressorts et à soufflet. Dès le jour suivant, le maréchal écrivit au Roi pour lui rendre compte des instructions qu'il avait laissées à M. de Joyeuse ; il ajoutait : « Je suis, Sire, très-redevable à V. M. des marques de bonté qu'elle me fait l'honneur de me témoigner sur ma maladie ; mais j'avoue que l'ordre qu'elle me donne de m'en retourner m'a tout à fait surpris, croyant que V. M. n'étoit pas mal satisfaite de ma conduite, et qu'ainsi elle me feroit la Sràce de me laisser le choix de retourner à l'armée ou de n'y retourner pas, selon que mes forces reviendroient, lesquelles sont présentement au delà de tout ce que l'on pouvoit s'imaginer après la maladie que j'ai eue. x^insi, Sire, j'espère que V. M. voudra bien me permettre de retourner à l'armée, si je suis en état de la servir ; et même je crois que l'armée ne sera pas fâchée de me revoir, puisqu'il n'y a point de soldats, cavaliers ou dragons qui n'aient marqué beaucoup de chagrin de l'état où j'ai été, et de la joie espérant de me revoir bientôt à leur tète ; et même, dans le commencement de ma maladie, toute l'armée m'obligea d'y rester, étant très-fâchée de la résolution que je prenois de la vouloir quitter, me voyant hors d'état d'y être utile pour le service de V. M. ; et il n'y eut que les instances que l'on me fit qui m'obligèrent d'y rester.... » Le Roi répondit avec bienveillance, le 13 juillet, qu'il lui permettait d'aller reprendre son commandement dès que ses forces seraient revenues. (Dépôt de la guerre, vol. 1322, n»* 145 et 180.)