Avoit corrige accomlpagna
[169o] DE SAINT-SIMON. 297
Verpel', ingénieur, dans une très-jolie maison tout proche. fort près Dès le lendemain, nous repartîmes tous et allâmes re- des ennemis, joindre l'armée. Nous couchâmes à Philipsbourg, où des Bordes, gouverneur, nous dit avoir défense du maréchal de Joyeuse de laisser passer personne pour^ son nouveau camp , tellement qu'il nous fallut longer le Rhin en deçà et le passer en bateau au village de Ketsch ^, où on dressoit un pont. Comme l'escorte et la compagnie étoit nombreuse, le passage fut fort long ; nous prîmes les devants pour la plupart, et allâmes à trois lieues de là, où nous trouvâmes l'armée, sa droite à Roth et sa gauche à Walddorf ^, où étoit le quartier général. Nous y apprîmes que le maréchal de Joyeuse avoit perdu une belle occasion de battre les ennemis en venant en ce camp, qui s'étoient présentés avec peu de précaution sur les hauteurs de Malsch^. Comme je n'y étois pas, je n'en dirai pas davantage". Le lendemain de notre arrivée, une partie de l'armée monta à cheval ou se mit sous les armes, sur les sept heures du matin, pour une légère alarme. Le général Schwartz', avec dix-huit mille hommes^ de
4. Alexandre, chevalier de Verpel. Entré au régiment de Navarre en 1673 et fait capitaine en 1677, il prit rang peu après dans le génie, fut fait brigadier d'infanterie en 1696, commanda en chef le corps des ingénieurs à l'armée d'Allemagne pendant la campagne de 1704, et mourut au mois de mars 1714.