Au point est en interligne
4. C'est-à-dire les ordres pour cantonner l'armée dans des quartiers où le fourrage serait assuré.
5. On avait d'abord ordonné les eaux de Plombières; ce fut Fagon qui préféra Vichy. L'ordre de séparer l'armée étant arrivé le 24 octobre, Mélac se chargea de régler les détails de l'hivernage, et M. et Mme de Lorge quittèrent Strasbourg le 30, emmenant le médecin de l'hôpital. Ils revinrent de Vichy à Paris dans la première quinzaine du mois de décembre.
6. Pour clore le récit de cette campagne de 1695, nous reproduirons
Avant de parler de ce qui se passa depuis mon retour Bryas , de l'armée, il faut dire ce qui [se] passa à la cour pen- "''chevêque de dant la campagne. M. de Brjas \ archevêque de Cambray, sa mort.' étoit mort, et le Roi avoit donné ce grand morceau^ à l'abbé de Fénelon, précepteur des enfants de France*. Bryas étoit archevêque lorsque le Roi prit Cambray \ G'é- [Add. S'-S. 195] toit un bon gentilhomme flamand, qui fit très-bien pour l'Espagne pendant le siège, et aussi bien pour la France aussitôt après. Il le promit au Roi avec une franchise qui lui plut, et qui toujours depuis fut si bien soutenue de l'effet, qu'il s'acquit une considération très-marquée de la part du Roi et de ses ministres, qui tous le regrettèrent, et son diocèse infiniment. Il n'en sortoit presque
la lettre suivante, que Barbezieux écrivit à Saint-Simon, ainsi qu'à six autres colonels, le 24 décembre : « Monsieur, en examinant les revues de votre régiment, le Roi a remarqué qu'il étoit en mauvais état, et que les capitaines ne se pressoient pas de faire à leurs compagnies les réparations dont elles ont besoin. C'est ce qui a donné lieu à l'ordre que j'ai reçu de Sa Majesté, de vous faire savoir que son intention est que vous preniez avec eux des mesures justes pour faire un bon usage de l'argent qu'elle leur donne, et de travailler incessamment à les réparer. » (Dépôt de la guerre, vol. 1303, fol. 178.)
1. Jacques-Théodore de Bryas, évêque de Saint-Omer enl671, archevêque-duc de Cambray en 1675, mort dans la nuit du 17 au 18 novembre 1694. Voyez, dans les Lettres historiques de M. Pellisson, tome ll\, p.277- 278, lettre du 15 mai 1677, un éloge de ce prélat, dont le passage des Mémoires qu'on va lire est comme la paraphrase. Ces lettres ayant été publiées en 1729, par l'abbé d'Olivet, Saint-Simon peut bien s'en être servi,
2. L'archevêque de Cambray était prince du Saint-Empire et duc depuis l'année 1594; jusqu'à la conquête de Cambray par Charles-Quint, il avait été seigneur presque absolu, au temporel comme au spirituel, de toutleCambrésis, et il lui en était resté la seigneurie temporelle du Câteau. Son ressort, au spirituel, comprenait, outre le Cambrésis, une partie du Brabant, du Tournaisis et de la châtellenie de Lille, le Hainaut et la prévôté de Valenciennes : en tout, six cents paroisses. Le revenu était de cent mille livres environ. Louis XIV obtint du pape Innocent XII un induit spécial pour nommer à la succession de M. de Bryas l'abbé de Fénelon, qui prit possession du siège le 10 août 1695.