Voyez ci-dessus, p. 15, note 5. — 4. S'y corrige se
5. Saint Bernard (1091-1153), religieux de Cîteaux, fonda à Clairvaux, en 1115, un monastère dont il étendit la règle sévère à près de quatrevingts autres maisons cisterciennes, soit en France, soit à l'étranger. Les principales obligations de leur régime étaient le silence absolu, la prière fréquente, le travail manuel, une nourriture des plus frugales.
6. Ce fut le 22 août 1662 que M. de Rancé rétablit dans son abbaye la règle de l'étroite observance de Citeaux ; nommé abbé régulier le 10 mai suivant, il prit l'habit le 13 juin, fit ses vœux le 26, fut bénit abbé le 13 juillet, alla ensuite à Rome pour obtenir du Pape l'approbation de sa réforme, avec l'autorité nécessaire pour la maintenir, et publia ses Constitutions en 1671. Voyez son article dans le Gallia christiana, tome XI, p. 751; son éloge par M. de Fourcroy, dans le Mercure, janvier 1696, p. 165-174 ; la Vie de M. de Rancé, par Marsollier, le Nain de Tillemont, et autres contemporains; les Mémoires de Mademoiselle, tome III, p. 426-427, etc. L'abbé le Gendre dit, dans ses Mémoires (p. 141-145), comment, en 1692, les jésuites voulurent faire poursuivre M. de Rancé et ses religieux en qualité de jansénistes, et comment l'archevêque de Harlay prouva leur innocence.
1-e choisir, et lui promit qu'il n'y auroit point de commendataire tant que la régularité subsisteroit telle qu'il l'avoit établie; et le Pape y voulut bien entrer, pour que cette grâce ne pût préjudicier à la nomination d'un comraendataire, quand il plairoit au Roi, même après trois ou un plus grand nombre de réguliers, parce que, sans cette précaution, trois abbés réguliers de suite remettent de droit l'abbaye en règle'. Monsieur de la Trappe nomma le prieur de sa maison, qui étoit un des plus saints^ et des plus capables, mais qui ne vécut pas longtemps. Il se démit, et parut encore plus grand en cet état qu'il n'avoit fait dans la réforme et le gouvernement de cet admirable monastère^.
Avant de quitter les saints, la mort de M. Nicole '', qui''
4 . Sur ce cas, voyez le Répertoire de jurisprudence de Guyot, tome XIV, p. 622.
2. Dans le manuscrit, s'*; il y a la même abréviation au commencement de l'alinéa suivant.
3. L'abbé de Rancé avait fait renouveler les vœux de tous ses religieux le 14 septembre 1694; il se démit de son gouvernement le 29 juin 1695. Voyez le Mercure, juillet 1695, p. 83-97, et la Gazette d'Amsterdam, p. 106 (pour 206). Ainsi, remarque ce dernier journal, il donnait lieu à ses amis «de réfuter hautement.... les discours de ses ennemis ou envieux, qui vouloient trouver plus de vanité que de religion dans sa réforme. » Speclacidum factus est miindo, angelis et hominibus, dit le Gallia christiana. Le prieur nommé à sa place, le 2 mai 1695, s'appelait Pierre Foisel (en religion : dom Zozime); il fut bénit le 22 janvier 1696, mais mourut dès le 3 mars suivant, n'étant âgé que de trente-cinq ans.
4. Pierre Nicole, né à Chartres en 1625, s'était consacré à l'instruction des jeunes gens que ses amis de Port-Royal-des-Champs élevaient dans leurs petites écoles, et il avait pris en même temps une part assez active à la polémique des jansénistes pour être persécuté avec eux et obligé de quitter la France pendant quelque temps. On avait obtenu pour lui, en 1683, la permission de revenir à Paris; c'est dans cette ville, à l'hospice de la Crèclie, qu'il mourut d'une attaque d'apoplexie, le 16 novembre 1695. Il n'était que simple tonsuré, bachelier en théologie, et n'avait d'autre bénéfice qu'une chapelle dans la collégiale de Beauvais.