‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 258 sur 334 · Atnoiirs de Monseigneur et de Mlle de la Force · texte numérisé non relu

Atnoiirs de Monseigneur et de Mlle de la Force

(Pn-e 136.)

7 mars 1688. — Monseigneur étoit fort amoureux de Mlle de la Force : c' étoit la première fille de duc qui eût été fille d'honneur, et le Roi l'avoit voulu ; il n'y eut pas moyen de l'ôter, et, quand il cassa la chambre des filles, il la mit chez Mme d'Arpajon, dame d'honneur, dans son logement au château, et elle ou sa tille la menoit aux fêtes de Marly et' Trianon*. Le Roi la maria le mieux qu'il put, et donna gros, et l'envoya avec son mari en province. Elle y a demeuré toute sa vie, qui n'a pas été mieux réglée qu'à la cour, et toutefois considérée et protégée. Elle a eu postérité, et a longtemps survécu son mari et Monseigneur.

8o. Le comte d'Averne, Messinois.

(Page 148.)

28 juin 1694. — Ce comte d'Averne étoit de ces Siciliens fugitifs pour avoir pris parti pour la France, du temps de la révolte de leur pays, et que MM. de Vivonne et de la Feuillade y furent l'un après l'autre. Il avoit un frère, qui avoit une petite abbaye du Roi.

86. La Fond, intendant à l'armée du maréchal de Lorge. {Pages 163-lGi, note -i.)

18 avril 1693. — La Fond, intendant de Franche-Comté et de l'armée d'Allemagne, écrivit, la campagne précédente, une lettre à Rarbezieux, par laquelle il censuroit fort la conduite de M. le maréchal de Lorge sur les mouvements de la campagne. Les lettres furent prises par les ennemis, qui les renvoyèrent ouvertes au maréchal par un trompette, et mirent sur celles de la Fond : Ne sutor ultra crepidam. Le maréchal, sur cela, la lut, et le fit chasser à son retour.

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