Défense aux chics de se trotiver à la Cène. (Page
8 avril 1694. — 11 y avoit bien des années que les disputes de rang avoient fait défendre aux ducs et à MM. de Vendôme, de Soissons et de Lorraine de se trouver à la Cène. M. de Vendôme, seul d'eux tous, s'y trouve cette année.
114 et Ho. MM. de Vendôme et M. d'Elbeuf
à Vadoralion de la Croix.
(Page 259.)
24 mars 1690. — M. de Vendôme, logé à l'armée avant les lieutenants généraux, de retour avant les autres lieutenants généraux, voit le Roi chez Mme de Maintenon en arrivant. Enfin lui, et même M. son frère, précèdent les ducs à l'adoration de la Croix, après avoir servi à la Cène, où, à cause de la concurrence, les uns ni les autres ne servoient plus. M. d'Elbeuf, qui se trouva à cette adoration de la Croix, prétendit y avoir été surpris, et toutefois y alla après le grand prieur ; ceux de sa maison n'y allèrent point, parce qu'ils y étoient précédés par les ducs, et lui-même prenoit garde à ne pas s'y hasarder qu'en absence bien assurée de MM. d'Uzès et de la TrémoïUe*.
1er avril 169o. — Les Mémoires auroient dû ajouter que les princes étrangers n'alloient point à la chapelle le vendredi saint, parce que les ducs avoient la préséance sur eux, ou le pas à l'adoration de la Croix. Ainsi ce n'étoit pas comme prince, mais comme duc que M. d'Elbeuf y fut. On le voit du propos de M. de Beauvillier à M. d'Elbeuf, qui ne reçut aucune contradiction, et de ce que ceux de la maison de Lorraine ne s'y étoient point trouvés jusque-là, quoique ce fût la première fois que MM. de Vendôme s'y trouvassent. Ainsi ce n'étoit que les ducs qui les empêchoient de s'y trouver.