Journal de Dangeau, tome IV, p
2. Voyez l'Addition n» 6, tome I, p. 320, et la suite des Mémoires, tome IV, p. 2J 5-216.
Une grande guerre qui s'ouvroit alors de la France contre toute l'Europe fit espérer à ce maréchal qu'on auroit besoin de lui et qu'il y pourroit trouver de ces moments heureux d'acquérir de la gloire, et, avec elle, le crédit d'emporter sa préséance. En effet, le' maréchal d'Humières , créature de ]\I. de Louvois, ayant mal réussi en Flandres dès la première campagne^, M. de Luxembourg lui fut substitué^ par ce ministre tout-puissant, qui, pour son intérêt particulier, avoit engagé la guerre , et qui vouloit y réussir*, et qui fit céder à ce grand intérêt son peu d'affection pour ce^ nouveau général, qui ne compta ses campagnes que par des combats, et souvent par des victoires. Ce fut donc après celles de Leuze®, qui ne fut qu'un gros combat de cavalerie ; de Fleurus\ qui ne fut suivie d'aucun fruit; de Steinkerque^, oîi l'armée françoise pensa être surprise et défaite, trompée par un espion du cabinet du général, découvert, et à qui, le poignard sous la gorge, on fît écrire ce qu'on voulut^; et