‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 296 sur 334 · RÉCEPTIONS DU DUC DU MAINE ET DU DUC DE VENDOME AU PARLEMENTA · texte numérisé non relu

RÉCEPTIONS DU DUC DU MAINE ET DU DUC DE VENDOME AU PARLEMENTA

« Du jeudi G mai lG9-i, du matin *.

« M''« Achille de Harlay, chevalier, Premier.

« Ce jour, les grand'chambre et Tournelle assemblées, Monsieur le Premier Président a dit à la Cour que, s'étant rendu hier à Versailles, avec M. le président de Longueil et Monsieur le Doyen, pour recevoir les ordres du Roi, suivant une lettre de M. de Pontchartrain, secrétaire d'État, qu'il avoit reçue le jour précédent, ils furent introduits dans le cabinet dudit seigneur Roi, où il étoit seul ;

« Que le Roi leur fit l'honneur de leur dire qu'ayant résolu de donner à M. du Maine et à M. le comte de Toulouse des lettres pour suivre immédiatement MM. les princes du sang et pour précéder tous les autres princes et seigneurs du Royaume, semblables à celles que le feu roi, son aïeul, avoit données à M. de Vendôme en l'année 1610, et en particulier d'accorder à M. du Maine des lettres de continuation de pairie du comté d'Eu, comme il avoit fait en faveur de feu Mademoiselle d'Orléans, en l'année 1G60, et qu'étant prêt d'envoyer ces lettres à la Compagnie, il les avoit mandés pour lui expliquer ses intentions et lui dire de sa part qu'étant bien aise d'accorder ces lettres à M. du Maine et à M. de Toulouse, il vouloit, en même temps, conserver à MM. les princes du sang tous les honneurs qui leur étoient dus, et que, mettant toujours une distinction convenable entre eux et MM. du Maine et de Toulouse, on en mît pareillement entre ces derniers et MM. les ducs et pairs, de quelque qualité qu'ils fussent ' ;

« Que, le Roi ayant cessé de parler, il avoit eu l'honneur de lui dire que ces Messieurs avec lesquels il se trouvoit, et lui, pouvoient prendre la liberté d'assurer Sa Majesté que la Compagnie obéiroit avec joie à ses commandements, ainsi qu'elle faisoit dans toutes les choses qu'elle croyoit lui être agréables; mais, comme, pour l'exécution de ces lettres, il étoit nécessaire d'observer quelques formalités, ils supplioient Sa

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