Dans le manuscrit, tine pour un
4. Nous n'avons trouvé aucun portrait de ce premier président.
iiiation des tloubles adultérins, sans Tiominer la mère, source de sa faveur.
inouïe d'enfants sans nommer la mère S avoit donné la planche^ du chevalier de Longueville^, qui fut mise en avant, sur Je succès duquel ceux du Roi passèrent^. Il eut dès lors parole de l'office de chancelier de France^, et toute 'M.S'-S.7i-7-2] la confiance du Roi, de ses enfants, et de leur toute-puis-
1. Les enfants adultc'rins que Louis XIV avait de la marquise de Montespan. Voyez Madame de Montespan, par P. Clément, p. 42-44.
2. « On dit qu'un homme a fait la planche à quelqu'un, pour dire qu'il lui a montré le chemin..., qu'il a tenté le premier une chose qui étoit difficile ou dangereuse. « Voilà un arrêt qui fait la planche à bien « des désordres. » (Furetière.) Saint-Simon se servira encore de la même expression pour le même sujet (tome X, p. 219).
3. Charles-Louis d'Orléans, filsadultérin de Charlee-Paris, duc de Longueville, et de la maréchale de la Ferlé; tué en 1688, devant Philipsbourg.
4. C'est le 7 septembre 1672 que la duchesse de Longueville, ayant obtenu des lettres de légitimation pour cet enfant de son fils, avec le titre de bâtard d'Orléans, et sans mention du nom de la mère, puisque celle-ci était mariée, les fit enregistrer au Parlement. Les lettres qui légitimèrent de même le duc du Maine, le comte du Vexin et Mademoiselle de Nantes, furent enregistrées le 20 décembre 1673, et suivies, plus tard, de celles de trois derniers enfants. Pour Mademoiselle de Tours (167o), la formule fut ainsi conçue : « La tendresse que la nature nous donne pour nos enfants nous obligeant de reconnoître Louise-Marie-Anno, notre fille naturelle, et de lui donner des marques publiques de cette reconnoissance pour assurer son état, nous avons estimé nécessaire d'expédier à cet effet nos lettres patentes pour déclarer notre volonté : à quoi nous nous portons d'autant plus volontiers que nous y sommes excité par les bonnes qualités qui commencent à paroître dans les premiers mouvements de son enfance, et que nous avons lieu d'espérer qu'elle répondra à la grandeur de sa naissance et aux soins que nous faisons prendre de son éducation. » On trouvera dans le ms. Clairambault 1136, fol. 343, un texte imprimé de la légitimation du chevalier de Longueville, avec les observations de Mme de Nemours. Dans le registre de la Maison du Roi (Arch. nat., 0' 16, fol. 1S9), ces lettres patentes sont précédées de la légitimation de deux bâtards du duc d'Elbeuf, oi!i la mère n'est pas nommée non plus. Mademoiselle {Mémoires, tome IV, p. 3S8) et Daguesseau {Œuvres, tome VII, p. 443), de même que Saint-Simon, ont cité la légitimation du chevalier de Longueville comme le premier exemple de ce genre.
5. « Il disoit librement à qui vouloit l'entendre que Louis XIV, par deux fois, lui avoit promis de le faire chancelier, et que Louis XIV, autant de fois, ne s'en étoit point souvenu. » {Mém. de Vahhé le Gendre, p. 31 .) On
santé gouvernante', qu'il sut bien se conserver, et s'en ménager^ de continuelles privances.
Il étoit parent et ami du maréchal de Villeroy, qui s'étoit attaché à M. de Luxembourg, et ami intime du maréchal de Noailles. La jalousie des deux frères de Duras ^ capitaines des gardes, avoit* uni les deux autres capitaines des gardes ensemble, tellement que Noailles, par cette raison, et Villeroy, par son intérêt d'être lié à M. de Luxembourg, disposoient, en sa faveur, du premier président. M. de Chevreuse avoit toujours eu dans la tête l'ancien rangdeChevreuse^, etc'étoit peut-être pour cela que M. de la Rochefoucauld s'étoit roidi*', à leur commune promotion dans l'Ordre, en 1688, à ne vouloir lui céder, comme duc de Luynes^ qu'après sa réception au Parlement en cette qualité, pour avoir un titre public qu'il n'avoit cédé qu'à l'ancienneté de Luynes, et ne s'étoit pas voulu contenter de la simple cession du duc de Luynes, parce
verra, en 1699, comment son espoir fut déçu pour la seconde fois.
1. Mme de Maintenon, chargée de diriger l'éducation des enfants de Louis XIV et de Mme de Montespan.
2. L'm initial de ménager a été substitué à un p ; et du h. de, à la fin de notre ligne suivante, devant maréchal.
3. Userait plus exact de dire : « des deux frères de Dur fort. » L'aîné était le maréchal duc de Duras, et le second le maréchal duc de Lorge.