Saint-Simon avait écrit d'abord redi
7. Les duchés de Luynes et de Chevreuse étaient réunis dans la famille d'Albert, et les chefs de cette famille portaient alternativement les noms de duc de Luynes et de duc de Chevreuse. « M. le duc de Luynes, dit Dangeau à la date du 27 décembre 1688 (tome II, p. 238), a cédé sa duché à M. de Chevreuse, son fds, qui marchera à la cérémonie dans le rang de duc de Luynes (érection de 1619). 11 donne sa duché de Chevreuse au comte de Montfort, son fils, qui s'appellera présentement duc de Montfort, parce que lui garde son nom de duc de Chevreuse. Ainsi voilà le grand-père, le père et le fils qui auront tous trois rang de duc. » En outre, la branche cadette avait le duché de Chaulnes.
iLises de sa [■tialité pour (le Luxemlioiirg.
Situation des deux parties.
Ducs de Chevreuse et de Douillon en
prétentions et à part.
que* cet acte particulier de famille pouvoit aisément ne se pas représenter dans la suite^ Cette idée, que M. de Chevreuse avoit lors, et qu'il a toujours sourdement conservée, jointe au mariage de sa fille aînée avec le fils aîné de M. de Luxembourg, l'égara^ de son intérêt de duc de Luynes, commun avec le nôtre, et l'unit' à celui de M. de Luxembourg, et avec lui M. de Beauvillier, qui tous deux n'étoient qu'un même cœur et un même esprit. Diroit-on^, de personnages d'une vertu si pure et toujours si soutenue, que l'humanité, qui se fourre partout, avoit mis entre eux et M. de la Piochefoucauld une petite séparation, qui ne contribua pas à leur faire trouver bonne la cause qu'il soutenoit? Ce dernier, au plus haut point de faveur, mais destituée de confiance, et naturellement jaloux de tout, ne pouvoit souiïrir que l'une et l'autre, de la part du Roi, fût réunie dans les deux beaux-frères. Leur vie, leur caractère, leurs occupations, leurs liaisons, et les siennes, tout étoit entièrement ou opposé, ou, pour le moins, très-différent". Entre ces deux sortes de faveurs, le premier président ne balança pas à trouver celle ' des beaux-frères préférables. Il y joignoit celle de Noailles et de Villeroy, qui étoient grandes aussi, et tout l'éclat dont brilloit M. de Luxembourg. De tous ceux qu'il attaquoit, aucun n'étoit en faveur que le seul duc de la Rochefoucauld ; les mieux avec le Roi, ce n'étoit que distinction à quelques-uns, et