De a été corrigé en du
4. Ce mot, d'étymologie douteuse, n'a, dans les anciens dictionnaires, au propre, que le sens de « fumée qu'on souffle au nez d'un homme qui
pant. C'étoit sa situation, lorsqu'il fut question de ses conclusions. Tout abattu qu'il étoit, il ne manquoit point d'esprit, mais la crainte et la défiance avoient pris le dessus : il sentit oîi penchoit le premier président, et il n'osa le choquer, de sorte que M. de Luxembourg eut ses conclusions comme et quand il les voulut. Nos productions^ n'étoient pas faites; rien nétoit donc en état, et la Briffe avoit promis aux"- ducs de la Trémoïlle et de la Rochefoucauld de les attendre, comme il étoit de règle et du droit, lorsque M. de Luxembourg, qui les^ regardoit comme un premier coup de partie, se vanta de les avoir favorables, et en effet les fit voir.
C'étoit un autre pas de clerc, puisqu'elles dévoient être remises au greffe cachetées, et c{ue personne ne devoit savoir quoi que ce soit de ce qu'elles contenoient. M. de Chaulnes voulut au moins s'en venger. Dès que notre premier factum^ fut imprimé, il le porta à la Briffe, et lui dit que c'étoit sans intérêt, puisque tout le monde savoit ses conclusions données, et en faveur de M. de Luxem-
sommeille, au moyen d'un cornet de papier allumé par un bout. » Par une extension toute naturelle, camouflet arriva à se dire figurément, comme ici, de toute sorte d'affronts et de mortifications. M. Littré déduit de même le sens qu'a pris le mot comme terme d'art militaire.
1. Ce terme de pratique judiciaire désignait la réunion des pièces que chaque partie déposait au greffe du tribunal, et qui devaient être mises sous les yeux des juges, comme éléments du procès. Voyez l'Encyclopédie méthodique {Jurisprudence) de 1782, tome YII, p. 22.
2. Au, pour axix, dans le manuscrit; à la ligne suivante, de a été corrigé en du, devant droit.