Voyez tome I, p. 429, note
2. Hercule-Mériadec de Rohan, dit le prince de Rohan, né le 8 mai 4669, et pourvu d'abord d'une abbaye (468S), puis appelé à remplacer son frère aîné, avait été fait mestre de camp de cavalerie (1690), gouverneur et lieutenant général de Champagne et Brie (4693). Il devint brigadier des armées (1696), maréchal de camp (4702), capitaine-lieutenant des gendarmes de la garde en place de son père (4703), lieutenant général (4704), et enfin duc de Rohan-Rohan (octobre 4744). Il mourut le 26 janvier 4749.
3. Voyez son éloge dans le Mercure galant, août 4692, p. 493-204. Le vainqueur de Steinkerque rendit compte en ces termes de la belle conduite du prince, dans la lettre à Louis XIV qui a été imprimée : « C'est avec bien de la douleur que je ferai ici l'éloge de M. de Turenne. Nous le trouvâmes aux gardes : il étoit de jour, mais sa bonne volonté le portoit, autant que son devoir, partout oi!x il y avoit quelque chose à faire. Ayant trouvé qu'il n'avoit fait que trop, je le renvoyai à sa brigade après la charge des gardes. Mais malheureusement il la quitta, et vint dans le poste qu'occupoit Fimarcon, où il reçut la blessure qui fait perdre à Votre Majesté un homme qui l'auroit très-bien servie. »
4. Henri de la Tour, premier duc de Bouillon (4555-4623), fut promu maréchal de France par Henri IV en 4592, mais se compromit successivement avec Biron, avec la noblesse et avec la Reine mère. Ses Mémoires furent publiés dès 4666.
5. Le duc Frédéric-Maurice de Bouillon (tome I, p. 499, note 3) et son frère Turenne prirent aussi une part importante aux troubles du règne de Louis XIV. Est-ce au rôle politique ou au caractère privé de ces Bouillon que notre auteur fait allusion? Dans son Addition, Saint- Simon dit que le jeune prince « avoit tout l'esprit de sa famille. »