‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 105 sur 427 · En · texte numérisé non relu

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3. Si subit est en interligne, de même que toutefois deux lignes plus bas.

4. C'est-à-dire : se rajusta, répara le désordre de sa toilette (sens auquel Furctière dit que le terme est bas), mais non pas se remit, comme l'a interprété Littré.

5. Littré cite des exemples de : « se commettre avec » ou « contre », mais non de : « se commettre sur quelqu'un. »

me grondèrent et se mirent toutes trois sur moi' : je ne fis qu'en rire. Pour elles, elles ne pouvoient revenir de l'étonnement et de l'effroi de ce qu'elles avoient vu, et nous convînmes, pour la chose et pour l'amour de Charost, de n'en parler à personne ; et en effet qui que ce soit ne l'a su.

Un événement singulier", que le Grand-Duc^ manda à Caretti, Monsieur, surprit extrêmement tout ce qui, à Paris et à la empirique,

'. i . , . ^ . . . devient grand

cour, avoit connu Caretti^. C'étoit un Italien qui s'y étoit seigneur. arrêté^ longtemps et qui gagnoit de l'argent en faisant l'empirique. Ses remèdes eurent quelques succès. Les médecins, jaloux à leur ordinaire, lui firent toutes sortes de querelles, puis de tours, pour le faire échouer, et s'avantagèrent" tant qu'ils purent des mauvais succès qui lui arrivoient. Les meilleurs remèdes et les plus habiles échouent à bien des maladies ; à plus forte raison ces sortes de gens qui donnent le même remède, tout au plus déguisé, à foutes sortes de maux', et qui, à tout

•1. M'attaquèrent, se mirent à elles trois contre moi seul.

2. Ceci est pris du Journal de Damjeau, 9 juin 1698, tome VI, p. 363. — Dans sa table manuscrite du Journal, Saint-Simon avait relevé le fait en ces termes : « Carette, fameux par les remèdes qu'il donnoit pour de l'argent, qui avoit fait de grandes cures, et si malti'aité des médecins à Paris, gagne en Italie un procès qui constate sa naissance des seigneurs de Caretto. »

3. Le grand-duc Côme III, beau-frère de Monsieur : ci-dessus, p. 73.

4. Déjà nommé en 1693, à propos de la mort du maréchal de Luxerabourg : tome II, p. 231. Nous l'avons alors identifié avec un Octave del Caretto, marquis de Balestrine de Savonne (sic), qui se fit délivrer certaines pièces par la Chambre des comptes de Paris, le 21 août 1694.

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