‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 133 sur 427 · Ci-après, p · texte numérisé non relu

Ci-après, p

4. Encore corrige comme. A la suite, qui corrige hér[oïne], et le manuscrit porte un au lieu de ujie.

5. Ces conversions se firent à l'instigation de la cour de Navarre.

6. Catherine de Parthenay-Lusignan, dame de Soubise, née au Parc, en Poitou, le 22 mars 1554, mariée en premières noces dès 1568, et en secondes par contrat du 13 août 1575 ; morte au Parc, le 26 octobre 1631. (Article dans la France protestante, tome VI, p. 342-346.) Elle avait dû épouser le fils de Coligny. « Elle étoit, dit dom Morice, une des plus fermes colonnes du calvinisme, tant par la beauté et l'élévation de son esprit, que par ses richesses, qu'elle prodiguoit pour la défense de ce parti. »

veuve de Charles ' de Quellenec, baron du Pont, qui périt à la Saint-Barthélémy ", et fille et héritière de Jean l'Archevêque^, seigneur de Soubise^ et d'une Bouchard- Aubeterre^ Elle'' et ses deux filles se sont rendues fa-

4. Ch., dans le manuscrit, et J., pour Jean, a la ligne suivante.

2. Voyez l'Histoire (jénéalogique, tome IV, p. 72, que notre auteur recommence à suivre. Ce gentilhomme prit une part considérable aux guerres civiles, sous le nom de Pont-Soubise ; lorsqu'il fut tué dans la cour du Louvre, le 24 août 1372, il était en procès avec sa femme, qui voulait faire rompre leur mariage pour cause d'impuissance {la France protestante, tome VIII, p. 339). Elle se remaria avec René de Rohan dès qu'il fut devenu chef de la maison.

3. Jean de Parthenay-l'Archevêque, dont la vie a été étudiée par les biographes protestants, et les mémoires (on en attribue la rédaction au mathématicien Viète) publiés en 1879, par M. Jules Bonnet. Gentilhomme de la chambre et chevalier de l'ordre du Roi, ce seigneur de Soubise avait commandé une armée d'Henri II en Toscane, et, y ayant pris une grande ferveur pour la religion protestante, il était devenu l'un des principaux lieutenants de Condé. Homme « de grande menée et de grand service, » dit J. le Laboureur, il mourut le 1" septembre lo66, âgé d'environ cinquante-quatre ans. Voyez le Dictionnaire de Moréri, art. Parthenay et Soubise. La Roque explique, dans son traité de VOrigine des noms (éd. in-4'', p. 29-30), ce surnom de l'Archevêque accolé à Parthenay. Grande famille : on voit, dès le treizième siècle, Hugues l'Archevêque figurer, comme sire de Parthenay et de Vouvant, avec ses chevaliers, à la cour d'Alphonse, comte de Poitiers.

4. Petite ville de Saintorige, proche de Rochefort et de h. Rochelle. C'est là que Louis XIV voulut d'abord établir un grand port ; mais le refus des Rohan de céder leurs droits, comme celui des Mortemart pour Tonnay-Charente, fit choisir Rochefort. On écrit, dans les géographies : Soubize; mais l'autre orthographe a prévalu dans l'histoire.

5. Antoinette Bouchard d'Aubeterre, d'une famille qui prétendait remonter à un Bouchard écuyer de Charleraagne, et dont la dernière héritière se maria eu 1397 à M. d'Esparbès, créé maréchal de France sous Louis XIII, avait fait partie des filles de la reine Catherine. M. de Soubise, qu'elle épousa après le siège de Metz, le 9 mai 1333, embrassa la religion protestante à la suite de la conjuration d'Amboise et du supplice de son ami la Renaudie. Les idées nouvelles avaient été communiquées à cette famille pai- la duchesse de Ferrare (Renée de France), dont Mme de Soubise mère fut la gouvernante, puis la compagne en Italie, et un prêche était établi dans leurs terres.

6. Catherine de Parthenay a son historiette dans TaHemant des Réaux

meuses dans la Rochelle, où elles soutinrent les dernières extrémités, jusqu'à manger les cuirs de leurs carrosses ^ pendant le siège que Louis XIII y mit^. Sa fille aînée^, plus opiniâtre, s'il se pouvoit, qu'elle, mourut de regret de sa prise, fort peu après, au château du Parc*, en Poitou, où elles avoient été reléguées en sortant de la Rochelle^. La

(tome III, p. 410-411), qui en fait une femme de vertu, mais visionnaire. « C'était en effet, dit l'iiistorien moderne qui va être cité ci-après, note 2. c'était une grande rêveuse, fort distraite, amoureuse des sciences mathématiques, écriveuse, toujours la plume à la main, vivant entourée de chats ; bienfaisante, d'un courage tout \iril, moqueuse à l'occasion, parfois avec méchanceté, souvent fiévreuse, avec des découragements qu'elle appelait ses « traîneries, » qui ne duraient j)as longtemps : un caractère, en un mot, tendu à l'héroïque et au bizarre. » Comparez, dans nos Additions et corrections, quelques lignes inédites de Saint-Simon, Elle composa des élégies, des pièces de théâtre, la satire de l'Apologie pour le roi Henri IV. fit une traduction des Préceptes d'Isocrate, etc. Sa tante Anne de Parthenay, dame de Marennes, avait été également une savante et un bel esprit.

1. M. L. Délayant, historien de la Rochelle, rapporte que chacun, dans la ville assiégée, avait sur sa fenêtre un plant d'herbe qui fournissait la principale nourriture. On raclait les peaux des animaux pour en faire une gelée; on mangeait tout ce qui était cuir, et même le parchemin des titres et contrats. C'est ainsi qu'à Metz, en 1532, selon Ambroise Paré, les bottes, collets et autres objets de cuir étaient entrés dans la « boucherie obsidionale, » tout comme les ânes, mulets, chevaux, chiens, chats et rats. Les mémoires du temps disent toutefois que les dames de Rohan souffrirent moins que les Rochelais, et qu'elles eurent toujours trois ou quatre onces de pain par jour, avec de la chair de cheval.

2. En 1627-1628. Voyez les biographies de Bayle, de Moréri, et l'étude de M. Laugel : Famille et jeunesse d'Henri de Rohan, dans la Revue des Deux Mondes, i" mai 1879.

3. La première lettre de Sa est corrigée. — Henriette de Rohan, née à la Rochelle, en mars 1377, et nommée par Henri de Navarre, mourut le 24 août 1624, sans alliance. Elle était bossue et fort exaltée {Historiettes de Tallemant des Réaux, tome III, p. 431). Selon Malherbe {Œuvres, tome III, p. 382-383), ses saillies faisaient rire toute la cour.

4. Le Parc-Soubise, commune de 3Ioucharaps, en Vendée. Le château est habité aujourd'hui par M. le comte de Chabot, qui en a rappelé les souvenirs historiques dans son livre : la Chasse du chevreuil (1880).

5. Mme de Soubise, traitée aussi durement que les assiégés dont elle avait partagé les souffrances, fut menée prisonnière au château de Niort. Sa fille aînée étant morte dès 1624 (et non en juillet 1629, comme le

mère y mourut deux ans après, en 1631, et l'autre fille* les survécut jusqu'en 1646 ; toutes les deux point ma- - ^

riées. Elles avoient une autre sœur'', entre elles deux^, qui fut la première femme d'un prince palatin des Deux- Ponts*, en 1604, et qui mourut en 1607.

Leurs deux frères" furent Henri et Benjamin de Rohan, ^- ^^ Rohan seigneur de Soubise. Henri "^ fut le dernier chef des hu- son madame

dit l'Histoire généalogique), elle ne pouvait avoir avec elle, à la Rochelle, que la cadette (ci-après, note 1), et Saint-Simon se trompe en parlant des deux filles, et spécialement de l'aînée. Dans sa rédaction primitive (appendice IX, p. 5-22), il ne parle que de la seconde et de sa bellesœur (la duchesse), ce qui est conforme aux récits du temps. Dans l'Addition 2do (ci-après, p. 426), il y a une autre confusion.

i. Anne de Rohan, morte à Paris le 20 septembre 1646, dans sa soixante-deuxième année. Comme sa mère, Anne de Rohan écrivit, mais surtout des poèmes, des élégies de famille. « Bonne fille fort simple, quoiqu'elle sût du latin et que, toute sa vie, elle eût fait des vers, » dit Tailemant des Réaux (tome III, p. 430), elle dut épouser un fils du maréchal de Brissac, puis le marquis de Bonnivet, ou le fils unique de la princesse douairière d'Orange. M. Paul Marchegay et M. Jules Bonnet ont étudié sa vie et son œuvre poétique.

2. Catherine, née le 20 juin lo78, mariée le 28 août 1604, et morte le 10 mai 1607. Sa mère eût voulu qu'Henri IV l'épousât, et c'est elle, diton, qui répondit à ce roi : « Je suis trop pauvre pour être votre femme, et de trop bonne maison pour être votre maîtresse » (Histoire généalogique, tome IV, p. 72). Saint-Simon conteste ce « didum des Rohan » (Écrits inédits, tome V, p. 499-o00). Son père fut qualifié. « très haut, très puissant et très illustre prince, « et sa mère « très haute, très puissante et très illustre dame, « dans son contrat de mariage, ratifié par Henri IV le 18 janvier 1603.

3. Les trois sœurs sont appelées les « princesses Armoriques « dans le Journal d'Henri III.

4. Jean II, dit le Jeune, duc de Bavière à Deux-Ponts et comte palatin du Rhin, né le 26 mars lo84, succéda à son père le 12 août 1604, et, comme lui, prit une part active aux affaires du protestantisme allemand. Mlle de Rohan avait trouvé là, selon l'expression de son frère, une « cour demi-française, mais un prince tout entièrement français. » Elle n'en eut qu'une fille, d'où sortirent les princes de Birkenfeld, et son mari, s'étant remarié avec une fille de l'électeur palatin, mourut le 30 juillet 1663.

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