II faut sous-entendre il avant fut fait
3. Les lettres d'érection, du mois de décembre 1648, et les pièces relatives à la réception, qui n'eut lieu que le lo juillet 1632, sont imprimées dans le tome IV de l'Histoire généalogique, p. 00O-006. Il n'y est point question du rang que devait prendre le nouveau duc, parce que, l'érection étant nouvelle, ce rang ne pouvait partir que du jour de la réception, sans aucunement remonter à la première érection de 1603.
4. Bien que de famille huguenote, Henri Chabot était catholique; le mariage fut célébré à l'église, en stipulant, quoi qu'en ait dit Benoist, que les enfants à venir seraient élevés dans cette religion.
5. C'étaient l'un et l'autre qui avaient obtenu ces lettres de duché. L'enregistrement de 1652 eut lieu, par leurs soins, au milieu de l'anarchie qui suivit le combat du faubourg Saint-Antoine et l'incendie de l'hôtel de ville. Monsieur fit aussitôt entrer le nouveau duc dans sou conseil de gouvernement.
6. Voyez les récits de Mademoiselle, tome I, p. 110-113, de Mme de Motteville, tome I, p. 239-243, de IS'icolas Goulas, tome II, p. 87-88, et surtout l'historiette de Talleviant des Réaux, tome III, p. 418 et suivantes, toute en contradiction avec les dires de Mademoiselle, qui affirme que l'héritière de Rohan « avoit toujours vécu dans la réputation d'une vertu nonpareille. » Saint-Simon parlera ailleurs du prétendu Tancrède de Rohan que la mère de Marguerite produisit pour supplanter sa tille, mais dont la mort prématurée, dans un des combats de la Fronde, amena une réconciliation entre elles.
femme du prince d'Espinoy, et Mme de Coëtquen, que
[nous] avons tous vus'.
Benjamin de M. de Soubise'\ frère de ce grand duc de Rohan, ne Rohan.s'de gj. parler de lui que par l'audace et l'opiniâtreté de ses
Soubise, duc '^ . i/p-i • 'i- ir»-
à brevet ou non contmuelles détections^ quoique, a la paix que le Roi
vérifié. donna en 1626 aux huguenots, il l'eût fait duc à breveta
On n'en ouït plus parler en France depuis la prise de la
Rochelle, et il mourut en Angleterre, sans considération %
i. Saint-Simon avait d'abord écrit simplement : « tous veus ». Il a, postérieurement, corrigé tous en que, et veus en avons, mais a oublié d'ajouter le pronom nous. — En effet, ces quatre personnages ont déjà paru dans les Mémoires.
2. Benjamin de Rohan, seigneur de Soubise, né en 1583, fit son éducation militaire en Hollande, puis revint se mettre à la tête du parti huguenot, fut presque constamment battu de 1621 à 1625, obtint, après la paix de 1626, l'érection de la baronnie de Frontenay en duchépairie, mais reprit bientôt les armes, et, quoique gracié avec son frère en 1629, il se retira en Angleterre, et mourut à Londres le 9 octobre 1642, laissant son héritage à sa nièce Marguerite. Voyez l'Histoire généalogique, tome IV, p. 72, et l'article plus détaillé que Saint-Simon lui a consacré à la suite de celui de son frère, Écrits inédits, tome V, p. 500-502.
3. Il insiste sur ces « défections » et « félonies » dans son mémoire de 1710 et dans l'article Rohan {Écrits inédits, tomes III, p. 276, et V, p. 501).
4. « Le Roi ayant accordé la paix aux habitants de la Rochelle et aux calvinistes le 5 février 1626, Benjamin de Rohan obtint l'érection de sa baronnie de Frontenay en duché-pairie, par lettres données à Nantes au mois de juillet de la même année; mais elles ne furent point enregistrées. » {Histoire généalogique, tome IV, p. 72.) A propos de cette érection, sa mère écrivait : « .... C'est chose dont il ne se soucie guère, comme n'étant point haussé de rang par là, sinon en une seule cérémonie, qui est quand les pairs se trouvent au Palais ; car, en toutes autres, ceux de sa maison égalent les ducs, et les aînés même les ont toujours, jusqucs ici, précédés : si bien que, tant que j'ai été à la cour, on m'a donné toujours rang avant les duchesses, encore que mon mari n'ait jamais été duc. » (Griffet, Traité des preuves de la vérité de riiistoirc, p. 409.) — Frontenay-la-Batu, en Poitou, avait été acheté par le maréchal de Gyé (1501); ce fut plus tard le duché de Rohan-Rohan.
5. L'abbé Georgel affirme le contraire {Réponse de 1771, p. 113) : Cl Benjamin de Rohan étant mort en Angleterre, le roi Charles I" le fit enterrer dans la chapelle royale de l'église de Westminster, à côté du
où il s'étoit retiré, sans avoir été marié, vers 1641'. Voilà donc une duchesse à vie, un duc et pair, et un duc à brevet dans la maison de Rohan ; mais cette génération commence à montrer autre chose^. M. de Sully, en faisant le mariage de sa fille, représenta si bien à Henri IV l'honneur que cette branche de Rohan avoit de lui appartenir de fort près, et d'être même l'héritière de la Navarre, s'il n'avoit point d'enfants, par Isabelle de Navarre, sa grand tante et leur grand mère^, qu'il obtint un tabouret
superbe mausolée de la reine Elisabeth, et lui fit rendre tous les honneurs funèbres qu'on eût pu rendre aux plus grands princes. Tous les seigneurs françois qui étoient alors en Angleterre et les grands de ce royaume assistèrent à ses funérailles suivant les ordres qu'ils en avoient reçus de Charles I". » C'est ce que dit en effet la relation imprimée du temps, reproduite dans les Preuves de dom Morice.
4. L'Histoire généalogique, que suit notre auteur, dit : « après l'an 1640 » ; mais, dans les Additions qui terminent le tome IX, la date exacte est rétablie : 9 octobre 1642. Les obsèques eurent lieu le 9 décembre.
2. Comparez ce qui va suivre avec l'Addition n° 2o5, avec une autre Addition sur les Guémené {Journal, tome X, p. 143), avec plusieurs passages des mémoires insérés dans les Écrits inédits, tomes III, p. 2T4-27S et 332, et IV, p. 420-421, avec la notice inédite Montbazon [France 213, fol. 11 v°), avec le mémoire sur les Rangs étrangers à l'État, vol. 4S des papiers de Saint-Simon (France 200, fol. 160 et suivants), etc.
3. Voici comment, plus tard, le roi mineur s'exprima dans les lettres d'érection de 1648 {Histoire généalogique, tome IV, p. 5S1) : « Les feus Rois, d'heureuse mémoire, nos très honorés seigneurs aïeul et père, savoient encore bien mieux que personne que notredit cousin le duc de Rohan (Henri) étoit le plus proche parent du côté maternel (par ladite maison de Navarre) qu'eût en France et ailleurs notredit feu seigneur et aïeul Henri le Grand : en sorte qu'il étoit non seulement prince du sang de ladite maison de Navarre, mais même s'est vu aussi longtemps héritier présomptif de cette couronne sous ce grand monarque, comme il étoit d'ailleurs prince de Bretagne et successeur apparent de la couronne d'Ecosse, si Jacques, roi d'Angleterre et d'Ecosse, fût mort sans enfants.... » Et plus loin (p. oo3) : « Nous avons, dès auparavant la passation de leur contrat (1645), accordé à notredite cousine (Marguerite), par brevet signé de notre main, la continuation et assurance des honneurs et avantages dus à sa qualité de princesse par tant de titres, et nommément par celui d'une si proche parenté avec notre maison royale
M. de Sully obtient un tabouret de grâce aux deux sœurs du duc de Rohan, son gendre, non mariées.
Dispute de
préséance au
premier
mariage
de Monsieur
Gaston, entre
les ducliesses
d'Halluin et
de Rohan,
décidée en
faveur de la
première.
de grâce aux deux sœurs de son gendre, l'autre étant déjà mariée^ mais en leur déclarant bien que ce n'étoit que par cette unique considération de la proche parenté de Navarre, que cette distinction ne regardoit point la maison de Rohan, et ne passeroit pas même au delà de ces deux filles. C'est la première époque de rang, ou plutôt d'honneurs, sans dignité, dans la maison de Rohan, et non à cette maison^.
Aux fiançailles et mariage de Monsieur Gaston avec Mlle de Montpensier^, princes ni grands n'eurent point de rang, marchèrent entre eux en confusion et se placèrent comme ils purent. Les dames ne furent pas d'avis de faire de même, et voulurent marcher en rang. C'étoit à Nantes, et le cardinal de Richelieu faisoit la cérémonie. La duchesse de Rohan, qui suivoit la duchesse d'Halluin*, qu'on a aussi quelquefois appelée^ la maréchale de Schonberg", voulut la précéder; l'autre s'en défendit; la contestation s'échauffa ; des paroles, elles en vinrent aux
de Navarre, qu'elle n'a point, du côté de son père, de plus proches parents en France que la Reine-régente, notre très honorée dame et mère, à cause du feu roi, de glorieuse mémoire, et que notre très cher oncle le duc d'Orléans.... » Les lettres d'érection du duché de Frontenay (1626) n'avaient pas été moins explicites. Rappelons toutefois que toutes ces lettres étaient libellées par les impétrants.
1. Ci-dessus, p. 214-213. Comparez l'appendice IX, p. S22-524.
2. Ceci, déjà dit p. 212, est une chicane sans valeur, car toutes les concessions faites aux personnages qu'il indique se motivaient surtout de l'ancienneté de la maison de Rohan et de ses alliances princières.
3. Mariage célébré le 6 août 1626, entre Gaston d'Orléans et Marie de Bourbon, héritière des Montpensier, d'où vint la grande Mademoiselle : tome I, p. 122, note 4.
4. Anne d'Halluin-Piennes, dont le premier mariage avec le fils aîné du duc d'Épernon (ci-dessous, p. 224) avait été dissous d'un consentement mutuel, se remaria en 1620 avec Charles de Schonberg, maréchal de France en 1637, lequel n'eut point d'enfants de cette alliance, non plus que d'un second mariage avec Marie d'Hautefort (tome I, p. 16o). Anne d'Halluin mourut à Nanteuil-le-Haudouin, en novembre 1641.
5. Le premier p à'appellée (sic) paraît avoir été ajouté après coup.
6. Le comte de Schonberg prit le titre de duc d'Halluin en se ma-
poussades et aux égratignures : le scandale ne fut pas long, et sur-le-champ la dispute fut jugée, et décidée en faveur de Mme d'Halluin, comme l'ancienne de Mme de Rohan, qui subit le jugements Voilà'- la première époque de prétention, et la prétention fut malheureuse; encore n'est-il rien moins que clair qu'elle roulât sur la maison de Piohan, qui, jusqu'alors et bien longtemps depuis, n'en avoit aucune, mais bien sur l'ancienneté entre duchesses, car on voit que Mme de Rohan ne disputa à pas une autre^. Mme d'Halluin étoit fille de M. de Piennes\ tué du vivant de son père^ par ordre du duc de
riant, mais reprit celui de maréchal de Schonberg en recevant le bâton [Gazette, 28 novembre 1637).
4. Cette anecdote se trouve dans l'Histoire généalogique, au 3° duché d'HALLciN, tome IV, p. 332, comme tirée des mss. Brienne, y compris les mots « poussades » et « égratigneraents. » Cependant on verra plus loin que Saint-Simon l'a prise dans le Cérémonial français, tome II, p. 127. La phrase finale est ainsi conçue : « La contention fut jugée sur-le-champ en faveur de Mme d'AUuin (sic), comme duchesse de plus ancienne pairie. » L'affaire est mentionnée aussi dans le mémoire de 1696 sur les droits des princes étrangers (ms. Clairambault 119o, fol. lOo V à 110). Tallemant (tome III, p. 413-417) parle d'une autre circonstance où Mme de Rohan refusa de passer la première. Ce qui ajoutait du piquant à ces contestations, c'est que M. de Candalle, premier mari de la duchesse d'Halluin, était l'amant attitré de la duchesse de Rohan, et qu'il fut probablement le père du jeune bâtard Tancrède.
2. On avait imprimé jusqu'ici : « Voici », et, à la ligne précédente : « Mme la duchesse d'Halluin ".
3. On voit, dans la correspondance de Malherbe avec Peiresc (Œuvres, tome III, p. 93-94 et 163-164), lors des noces du duc de Vendôme et du couronnement de 1610, la duchesse et Mlle de Rohan venant immédiatement après les Vendôme et les Mayenne, avant Mme de Sully, « et puis le reste selon leurs qualités. » Malherbe ajoute : « Mlle de Rohan a bien eu de la peine à obtenir le rang qu'elle a, et enfin il lui a été accordé par gratification et sans attribution d'aucun di'oit au préjudice des personnes qui y prétendent intérêt. »
4. Florimond d'Halluin, marquis de Piennes et de Maignelay. — L'orthographe du nom, d'après les signatures, était Hallewin eiHallwin.
5. Charles d'Halluin, seigneur de Piennes et de Maignelay, qui avait suivi le parti huguenot jusqu'à la déclaration de 1362, rendit ensuite de grands services au roi Charles IX, à Henri III, et surtout aux Guises, qui
Mayenne*, dans ^ la Fère, dont il étoit gouverneur, en 1592^; et son père avoit été fait duc et pair au commencement de 1588^ Il avoit marié M. de Piennes, son fils, à une fille du maréchal de Retz^, qui n'en eut qu'un fils*, mort tout jeune en lo98, et Mme d'Halluin dont il s'agit ici. Elle épousa le fils' aîné du duc d'Épernon^ et, en faveur de ce mariage, le duché-pairie^ d'Halluin fut de nouveau érigé pour eux, mais avec l'ancien rang du grand-père de la mariée^". Ils se brouillèrent, se démarièrent, et n'eurent point d'enfants". En 1620, Mme d'Halluin épousa
le firent faire chevalier des ordres à la première promotion (1ST8), duc d'Halluin en 4588, gouverneur de Metz et du pays Messin, conseiller d'État, etc. Il a son article dans les Chevaliers du Saint-Esprit, vol. 34 [France 189) des papiers de Saint-Simon, fol. ô4, et dans la notice du premier duché d'HALLuiN, tome V des Écrits inédits, p. 413-418.