‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 148 sur 427 · La première lettre A'imédiatem^ corrige ofprès · texte numérisé non relu

La première lettre A'imédiatem^ corrige ofprès

5. Dans le chapitre du 5 décembre, on adopta cette modification à l'article 82 des statuts, qui faisait marcher les princes suivant l'ancienneté de leurs duchés : « Après les enfants et frères du Roi et les princes de son sang, marcheront les princes issus des maisons souveraines, soit qu'ils soient ducs ou non, selon l'antiquité de leur réception en l'Ordre, et seront reçus au même rang (ju'ils auront été nommés; puis, les ducs qui ne sont princes, suivant le rang de leurs duchés. » (Mémoire de d'Hozic", en 1()88, reproduit dans l'Appeiîdicc du tome II des Mémoires de Soiirches, p. 332.) (-'est le 23 du même mois qu'il fut réglé que les gentilshommes, hormis le comte de Rochefort et les ducs, marcheraient dans leur rang de nomination {ibidem, p. 332). Fontenay-Mareuil {Mémoires, p. 144) affirme que cette concession pour le comte de Rochefort fut faite à la prière de M. de Luynes, tandis que ■< le marquis de ÎMarigny, son oncle, n'eut point d'autre rang que celui de sa nomination. » Comparez l'autre passage de se- Mémoires déjà cité p. 23.", note i.

été précédé par tous les gentilshommes plus anciens chevaliers de l'Ordre que lui, sans difficulté aucune, ni

réclamation de sa part'. Le marquis de Marigny"\ frère >i- tie Marigny,

de son père, qui, pour combler la famille de la femme ^je^jiontbazon,

du favori, fut aussi de cette même promotion, y marcha le 55' parmi les

le cinquante-cinquième parmi les gentilshommes, et n'en gentilshommes

T , * °. ,,.,>.. en la promotion

eut que quatre de toute la promotion après lui". Ainsi, de i6i9. avec toute la faveur de M. de Luynes, qui se déploya toujours toute entière sur la maison de sa femme, avec un emploi aussi important qu'étoit pour lors le gouver-

1. Notre auteur a répété partout ces arguments, dans le mémoire de 1710, dans celui de 1711, dans celui de 1753 (tome III des Êcrilu inédits, p. lo7-lS9 et il'i, et tome IV, p. 424), et dans la notice 3Io.\"TBAzoN. On trouve aussi l'ordre de marche des princes compris en cette promotion dans la notice sur' le duché de Vendôme, tome V des Écrits inédits, p. 437. — • L'abbé Georgel prétend (p. 160-161 de sa Réponse) que, dans tous les chapitres postérieurs à la mort du père de M. le prince de Guémené, celui-ci eut rang avec les princes et avant les ducs.

2. Ci-dessus, p. 229. Comparez sa notice dans le volume inédit des Légères notions sur les chevaliers du Saint-Esprit, papiers Saint-Simon, vol. France 189, fol. 107.

3. Il n'est pas constant dans sa façon de calculer. D'après la première rédaction de 1710 (tome III des Écrits, p. 27o), le marquis de Marigny « passa le quarante-huitième, après César-Auguste de Bellegarde, baron de Termes, et avant François de Silly, comte de la Rocheguvon, et trois autres seulement qui terminèrent cette noiijbreuse promotion, sans que la maison de Rohan imaginât alors de se plaindre. » Dans le mémoire de 1711 y). 139), il le compte au soixantième rang. Dans le mémoire de 17o3 (^toiue IV, p. 424), il dit que le frère n'eut que « quatre gentilshommes après lui, des quarante-sept de la promotion, sans faire la plus légère ditSculté. » Dans notre Addition 6 (tome I, p. 312), il lui donne, comme ici, le n° o5. — Cette partie de l'argumentation, employée aussi par Gibert contre le P. Griffet, a été combattue en dernier lieu par l'abbé Georgel [Réponse de 1771, p. 134-161 et 222-224). L'abbé cite la protestation que le marquis de Marigny fit inscrire dans les registres, le 30 décembre, en ces termes : « Sur ce qui a été représenté que le marquis de Marigny appréhendoit que cela pût préjudicier au rang qu'il prétend appartenir à sa maison, il a été dit et arrêté que ce sera sans aucun préjudice du rang qui lui pourroit appartenir, et qu'il lui en sera délivré acte par le sieur de Sceaux, comme errefiier de l'Ordre. »

nement de Paris et de l'Ile-de-France', avec une charge aussi favorable'- que celle de grand veneur^ auprès d'un jeune roi passionné pour la chasse au point qu'étoit Louis XIII ^, et dont le fils avoit la survivance du père, avec l'exemple des tabourets de grâce des deux sœurs du célèbre duc de Rohan et l'avancement d'un jour de celui de Mme de Luynes^, on'' voit que MM. de Rohan n'avoient pas encore imaginé devoir avoir des honneurs et des distinctions au-dessus des gens de qualité non titrés, beaucoup moins à être princes'.

Art et degrés Mais voici le commencement. Mme de Chevreuse^ avoit

1. Ces deux gouvernements, réunis pour M. de Montbazon (p. 2"29), furent séparés depuis : voyez \eMémoirc de la (jénéralité de Paris, publié en 1881, p. I^I-IS"! et l^o. Les limites de l'Ile-de-France ont été déterminées par M. Longnon dans le premier volume (1875) des Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris et de V Ile-de-France.

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