Procurant des occasions de gagner la faveur du Prince
3. VÉtat de la France donne le détail des attributions de cette charge et de ses produits : voyez l'édition de 1698, tome I, p. d80-o84. De M. de Montbazon, qui la posséda à partir de 1602, elle passa à son fils, puis à son petit-fils, le trop célèbre chevalier de Rohan, ci-après, p. 297-298 {Histoire généalogique, tome Vlll, p. 733 et 734).
4. Il a déjà été parlé de cette passion, origine de la faveur de Claude de Saint-Simon : tome I, p. 143. Tous les mémoires du temps en rapportent des preuves, et Tallemant (tome II, p. 24o) prétend qu'elle contribua beaucoup à rendre le jeune roi trop sauvage. M. Armand Baschct a réar.i nombre d'informations sur le même sujet, dans son livre : le Roi chez la Reine, p. 71-72, 76-77, 224-236, etc. C'est à Louis XIII qu'en 162o Villeroy dédia la première édition de la Chasse royale composée par Charles IX.
o. Ci-dessus, p. 221 et 23o. — 6. L'o d'on corrige un 0 majuscule.
7. C'est contre cette conclusion que s'élèvent vivement dom Morice, le P. Grifîet, l'abbé Georgel : voyez la Réponse de 1771, p. 54, 56-60, 03-69, 121, 131-133, 137, 166, 181-184, 205-207, etc. Ils soutiennent que le droit princier était acquis aux Rohan, non seulement comme alliés de maisons souveraines, mais aussi comme descendants directs de souverains, et ils montrent ce droit reconnu on tous temps et tous pays, ou du moins réservé quand il n'y avait pas jouissance.
8. Comparez ce qui va suivre et l'Addition correspondante, n° 255, avec le portrait de Mme de Chevrcuse qui est dans la notice du duché de son mari, tome VI des f'crits inédits, p. 56-57, avec un passage du
été de tout temps dans la plus intime confidence de la Reine. Elle en fut chassée plus d'une fois par Louis XIII*, et, de l'aventure du Val-de-Gràce^, où la Reine fut fouillée et visitée jusque dans son sein par le chancelier Séguier^, qui pourtant en acquit ses bonnes grâces pour le reste de sa vie par la manière dont il s'y conduisit, Mme de Chevreuse et Reringhen* se sauvèrent hors du Royaume, et plusieurs autres furent chassés et perdus, que la Reine fit revenir et récompensa tout aussitôt qu'elle fut régente. Mme de Chevreuse étoit encore alors en Flandres, et, quoiqu'elle se trouva trompée, à son retour, dans l'opinion qu'elle avoit conçue d'être absolument maîtresse de l'esprit de la Reine et du gouvernement^ elle ne
qui procurent
le tabouret à la princesse de Guémeno.
mémoire de 17o3, tome IV, p. 423-4^7, avec la notice inédite de Mont- BAZON {France 213, fol. io), ou avec un passage des Brouillons des jirojets, etc., tome III des mêmes Écrits inédits, p. 332.
i. Elle fut tour à tour reléguée ou obligée de chercher asile à Dampierre, à Tours, en Lorraine, en Espagne, en Angleterre, en Flandre.
2. Il a déjà été fait allusion à cette « aventure » dans notre premier volume, p. 189-190, à propos des Beringhen, et l'allusion se répétera encore deux fois au moins (tomes IV de 1873, p. lo, et XI, p. 360).
3. En 1637 : voyez les Mémoires de la Porte, p. 27, ceux de Monglat, p. 61, ceux de Mme de Mottcville, tome I, p. 34-33 et QQ, les Historiettes de Tallemant, tome II, p. 7, etc. On saisit une correspondance secrète avec Mme du Fargis, la Lorraine et l'Espagne, dont une partie est aujourd'hui à la Bibliothèque nationale, ms. Fr. 3747, fol. 1-43, ainsi qu'un volume d'enquêtes relatives à l'affaire du Val-de-Grâce, acquis en 1830, actuellement ms. Fr. 10213.
4. Henri de Beringhen (1603-1692) : tome I, p. 192 et 194, notes. Voyez l'Histoire de France pendant la 7ninorité de Louis XIV, par M.'chéruel, tome I, p. 38, 273, 276, 282, etc.
3. Comparez tome I, p. 190-191, et la notice sur Claude de Saint- Simon, ibidem, p. 430. La duchesse arriva à Paris le 14 juin 1643, et fut nommée surintendante de la maison de la Reine mère. « Dès qu'elle apprit la mort de Louis XIII, elle revint en France : la Reine, qui avoit eu de l'amitié pour elle, lit ce qu'elle put pour la lier d'intérêts avec le cardinal Mazarin; mais, comme elle vouloit procurer des charges et des gouvernements à toutes ses créatures et introduire le marquis de Châteauneuf dans le ministère, il fut impossible de réussir dans cette union et de la contenter : ce qui l'obligea de se jeter dans le parti des
MÉMOIRES DE SAIM-SIMON. V iG
laissa pas de conserver toute sa faveur malgré le cardinal Mazarin. Les histoires et les mémoires de ces temps-là^ sont pleins de tout ce que^ fit la Fronde^, qui domina la cour et l'État, et à qui Monsieur le Prince dut sa prison, puis sa délivrance'', et le cardinal Mazarin son apparente ruine par deux fois^. Ces mêmes histoires dépeignent l'hôtel de Chevreuse" et l'hôtel de Guémené' comme le
mécontents. » {Mémoires de M. de ***, p. 471.) Mme de Motteville (tome I, p. 127-129) donne les motifs de ce changement. Comparez YHistoire de France pendant la minorité de Louis XIV, tome I, p. 147-165. i. Priolo et Priorato, Y Histoire du temps, les mémoires de Gourville, de Lenet, de Graraont, de G. Joly, de la Chastre, de la Fare, du cardinal de Retz, de la Rochefoucauld, de Mmes de Nemours, de la Fayette, etc.