‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 157 sur 427 · Laissé, sans accord, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Laissé, sans accord, dans le manuscrit

5. Les heures, le temps mesurés comme au compas. Nous avons : « compasser sa marche, » dans les Mémoires de Sourches, tome I, p. 454 ; une « vie compassée, » dans les Lettres de Mme de Sévigné, tome VI, p. 493.

G. Les courtisans, habitués à pénétrer les secrets.

oreille, personne n'en douta plus'. M. de Soubise, instruit à l'école de son père et d'un frère aîné infiniment plus âgé que lui■^ ne prit pas le parti le plus honnête, mais le plus utile : il se tint toute sa vie rarement à la cour^ se renferma dans le gouvernement de ses affaires domestiques, ne fit jamais semblant de se douter de rien, et sa femme évita avec grand soin tout ce qui pouvoit trop marquer; mais, assidue à la cour, imposant à tout ce qui la composoit, dominant les ministres, et ayant tant qu'elle vouloit des audiences du Roi dans son cabinet, quand il s'agissoit de grâces ou de choses qui dévoient avoir des suites, afin qu'il ne parût pas qu'elle les eût obtenues dans des moments plus secrets, elle se mettoit toute habillée, aux heures publiques de cour, à la porte du cabinet. Dès que le Roi l'y voyoit, il alloit toujours à elle, avec un air plus^ qu'ouvert, mais, en quelque sorte, respectueux. Si ce qu'elle vouloit dire étoit court, l'audience se passoit ainsi à l'oreille devant tout le monde; s'il y en avoit pour plus longtemps, elle demandoit d'entrer : le Roi la menoit dans le fond du premier'' cabinet, joignant la

1. Les observations à faire sur cette historiette des amours de Mme de Soubise sont renvoyées à l'Appendice, n° XI.

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