‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 167 sur 427 · Ce corrige Le · texte numérisé non relu

Ce corrige Le

5. Frédéric-Maurice: tome I, p. 199, note 3, et ci-dessus, p. 31.

f). La dernière promotion de Louis XIH eut lieu en 1633, et la première de Louis XIV en IG'oi.

7. La première condition pour entrer dans l'Ordre était d'être catholique. Il avait été bruit de la conversion de Turenne en 1660 ; mais ce fut seulement le 23 octobre 1668 qu'il abjura entre les mains de Bossuet : voyez le Journal d'Olivier d'Ormesson, tome II, p. 558-559 ; la Gazette de 1668, p. 1130; une lettre de Louis XIV au Pape (31 janvier 1669), dans ses Œuvres, tome V, p. 443; les Mémoires de l'abbé de Choisy, p. 652-654; YHistoire de la maison d'Auvergne, par Baluze, tome I, p. 462, etc. Chacun revendiqua l'honneur de cette conversion si glorieuse. « J'admire ceux qui se croient si sûrs de ce qui se passait au fond de l'âme d'un Bouillon, » a dit Sainte-Beuve à ce propos. (Tamizey de Larroque, Lettres de Jean Chapelain, tome II, p. 645, note.)

8. Charlotte de la Marck, née le 5 novembre 1574, épousa Henri de la Tour le 15 octobre 1591, mais mourut sans enfants le 15 mai 1594, léguant à son oncle, M. de Maulévrier, ses terres situées en France, et h

et le frère puîné du père^ de cette héritière, et qui, par transaction toujours exécutée, précéda toute sa vie, en tous actes, lieux et occasions, le maréchal de Bouillon^ fut le vingt-quatrième parmi les gentilshommes dans la première promotion*, et son fils'* le cinquante-unième" dans celle de 1619, la même où le marquis de Marigny dont j'ai parlé fut le cinquante-cinquième''.

Voilà une longue parenthèse avant de venir au fait qui l'a engagée, mais dont la curiosité pourra dédommager. Il faut pourtant en essayer une autre, dont on ne peut passer le récit pour bien entendre le fait dont il s'agit cette année.

Je ne sais où s'est pris" l'origine du traitement si dis- Distinction tingué que reçoivent en Sorbonne les princes ou^ ceux qui ''^ ^'^^^ qui ont

son mari tout ce qu'elle avait en pays de droit écrit. Henri de la Tour lit passer ces biens aux enfants qui vinrent de son second mariage avec une fille du prince d'Orange.

1. Le père était Henri-Robert de la Marck, duc de Bouillon et prince souverain de Sedan, marié en d5S8 à la fdle aînée du duc de Montpensier, et mort en 1574, laissant trois fils, qui finirent avant leur sœur. L'oncle de celle-ci était Charles-Robert de la Marck, comte de Maulévrier et de Braisne, baron de Mauny, capitaine des Cent-Suisses de la garde et mignon du roi Henri III, qui mourut en septembre 1622, ayant d'abord réclamé les biens de la maison à la suite de la mort de son dernier neveu (1588), puis cédé ses droits, en 1601, au maréchal de Bouillon, ainsi que le duc de Montpensier l'avait déjà fait en 1594. Le texte de cette transaction (original aux Archives nationales, K 107, n° 16) a été publié par Baluze, tome II, p. 796-798. — Le portrait de M. de Maulévrier, comme chevalier de l'Ordre (1578), est dans le ras. Clairambault 1114, fol. 30.

2. Non seulement cette préséance était stipulée dans la transaction de 1601 ; mais Charles-Robert de la Marck se réservait le droit de porler le titre de duc de Bouillon, aussi bien que le maréchal.

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