‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 168 sur 427 · Voyez l'Addition 6, tome I, p · texte numérisé non relu

Voyez l'Addition 6, tome I, p

i. Louis de la Marck, fils cadet, titré marquis de Mauny, capitaine des gardes du corps de Louis XIII et gouverneur de Caen, mourut en 1626, sans postérité légitime. Son frère aîné n'eut point d'enfants mâles : voyez une Addition au Journal de Dancjeau, tome II, p. 345.

5. Le manuscrit porte : 51. Dans l'Addition G (tome I, p. 312), c'est AI.

n. Ci-dessus, p. 239.

7. Ainsi, sans accord, dans le manuscrit. — 8. On corrige et.

rang de

prince étranger

étant

en licence.

en ont le rang pendant leur licence*. Ce ne peut être de la maison de Lorraine'. Sa puissance a bien pu dominer cette célèbre école au point de lui faire commettre l'attentat de dégrader Henri III et de le déclarer, sans droit ni autorité quelconque, déchu de la couronne après l'exécution de Blois de la fin de io88-\ et, après sa mort, Henri IV exclus de la couronne^. Cette même puissance auroit donc bien pu imaginer ces honneurs et se les faire rendre; mais elle-même ne les prétendoit pas alors, au moins le principal et qui emporte les autres distinctions, qui ne sont que locales. Elles consistent en celles-ci : le prince, ou celui qui en a le rang, qui soutient une thèse '

•1. Pondant la durée de leurs études de licence.

2. Sur les « forfaits sans mesure et sans nombre » de la maison de Lorraine depuis le seizième siècle, on trouve plusieurs articles ou fragments d'articles dans l'œuvre de Saint-Simon, notamment dans le mémoire de 1710 composé à l'occasion du cardinal de Bouillon : Écrits inédits, tome III, p. 277-301. Notre auteur y fait, d'après ['Histoire des guerres civiles de Davila, de préférence à l'ouvrage du président de Thou, un résumé des dissensions intestines jusqu'à l'assassinat d'Henri IV. Comparez les Projets de gouvernement du duc de Bourgogne, p. 102, et la suite des Mémoires, tome VII, p. 93.

3. Assassinat du duc de Guise et de son frère le cardinal, au château de Blois, 23-24 décembre 1588.

4. Les dix derniers mots ont été ajoutés après coup, en interligne. — Il fait allusion à la déclaration du 7 janvier lo89, par laquelle la Faculté de théologie, dévouée aux Ligueurs, déchargea les Français do tout serment de fidélité au roi Henri III, et que suivirent un décret du 5 avril défendant de prier désormais pour Henri III et les déclarations des 10 février et 7 mai 1590 contre l'hérétique Henri de Navarre.

5. Tout ce qui concerne les études et les examens en Sorbonne (ciaprès, p. 274, note 9. et 287, note 3) était minutieusement réglé par les Statula sacrœ Facultalis theologiœ Parisiensis. Devenu maître es arts de l'Université au bout de deux années de philosophie, l'étudiant en théologie travaillait trois ans, et, muni d'un certificat d'assiduité, il venait subir l'examen devant quatre docteurs avant de passer la première thèse ou tentative, qui lui donnait le degré ou grade de bachelier « formé, » avec lequel il « entrait en licence » moyennant deux examens préalables. La préparation h la licence durait deux ans, pendant lesquels non seulement le bachelier assistait et prenait part aux actes publics.

a des gants' dans ses mains et son bonnet'- sur la tête

« sur les bancs, » mais il passait lui-même, devant dix docteurs, trois thèses successives, la grande ordinaire ou majeure, la petite ordinaire ou mineure, et la sorbonique, avant de recevoir la licence {baccalaureus licentiandus). Licencié enfin, il lui fallait encore faire une soutenance de trois heures, la vesperie ou vcspertine, sur l'Écriture sainte, l'histoire ecclésiastique et la morale, et, le lendemain, à Notre-Damo, soutenir un dernier acte, Vaulique, en prenant le bonnet de docteur des mains du chancelier de l'Université. Selon le P. Quesnel, parlant du docteur Arnauld, les soutenances de licence, animées par l'assistance active d'une foule de jeunes bacheliers, en même temps que par la présence de docteurs, de savants, de hauts dignitaires, de personnages de la cour, de curieux de toute sorte, et rehaussées en outre, fort souvent, par un grand apparat, formaient, « dans le genre des exercices de littérature, un des plus beaux spectacles qui se trouvent dans le monde. » Ces actes se passaient à la Sorbonne, au-dessous de la bibliothèque, danune grande salle où les docteurs de la Faculté de théologie tenaient leurs assemblées de prima mensis. Les dix docteurs qui composaient le jury d'examen, touchant trente sols pour chaque thèse et assistant au moins à deux arguments chacun, se tenaient sur de hauts sièges, avec des pupitres devant eux, à droite et à gauche du président. Les autres docteurs avaient droit également d'intervenir dans l'argumentation et de harceler sans relâche le candidat. Il serait superflu d'ajouter que la langue latine était seule admise ; les Slatuta disent : « Non affectent curiosas et novas pronunciationes.... Caveant a vorbis gallicis.... Abstineant verbis gallicis, nec profanis, inanibus et frivolibus disputationibus tempus terant.... » La majeure roulait sur la Positive (Écriture sainte, conciles, histoire ecclésiastique), et durait dix heures; la mineure, plus courte, sur la Controverse, ne durait que cinq heures"; mais la sorbonique, sur la Théologie scolastique, ne durait pas moins de douze heures, pendant lesquelles on permettait à peine au candidat une légère réfection : « Nil aliuienti suraat respondens, quam quod liquidum sit, aut instar juscuH, vel obsonii concreti seu glaciati, et ad summum ova duo ; qui cibus celerriiue sorbebitur, argumentatione nuUatenus intermissa.... » (Statuta, éd. in-4° de 1713, p. 21.) Mais, la veille de l'acte, et aussi après sa terminaison, le « répondant » olFrait au prieur un repas. — Il fallait être diacre pour obtenir la licence, et prêtre pour accederc ad laurcam doctoratus. Cinq boules d'insuffisance faisaient refuser le candidat. — A la suite du recueil des Statuta de 17Io, on trouve (p. Cr2- 67) le formulaire et le cérémonial des diverses soutenances, puis la formule unique pour les diplômes de bachelier, de licencié et de docteur.

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