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La correction exigerait : « de ceux qui se faisoienf

3. Qualificatif « pris apparemment sur la Sérénité des doges de Venise et de Gènes, lesquels ne prennent point l'Altesse. » (Mémoires, lorae VI, p. 3()4. ) On disait : la « sérénissime reine de Pologne, » et : la « sérénissime reine d'Angleterre, » de même que : la « sérénissime république de Venise. » Longtemps le titre de Sérénité ou celui de Grandeur avait seul été employé pour les souverains autres que l'Empereur, et ce fut seulement vers la fin du dix-septième siècle que les Polonais accordèrent le Sérénissime, en place à' Illustrissime, à l'électeur de Brandebourg.

G. Aux enfants des enfants.

de cela, Monsieur et Madame' la quitter-, et M. de Savoie ^ M. le grand-duc de Toscane\ et, longtemps après, M. de Lorraine"', la prendre sous prétexte d'avoir épousé des petites-filles de France qui en étoient traitées, tandis que les ducs de Lorraine et de Savoie gendres'' de nos Rois et leurs beaux-frères' s'étoient contentés de la simple Altesse^.

Depuis M. de Mayenne, aucun de sa maison n'a été sur les bancs de Sorbonne^, jusqu'à un fils de Monsieur le

l. Philippe, duc d'Orléans, et sa seconde ienuue. 'i. Pour régir cet infinitif et le suivant, il faut sous-enlendre un second « ou iî vu » (trois lignes plus haut) avant « Monsieur et Madame ». 8. Victor-Amédce II.

4. Ces six mots sont ajoutés en iuterligne. — 11 s'agit du mari de la fille de Monsieur, Côme III de Médicis (tome III, p. 60).

5. Lorraine est écrit en interligne, sur Savoye, biffé. — C'est le duc Li'Oi)old. rétabli dans ses États en 1697, et que nous allons voir épouser la dernière fille de Monsieur. Saint-Simon fit, vers 1717, sur le titre à' Altesse Royale accordé à ce prince par le conseil de régence, un article qui est dans le volume 44 de ses papiers {France 199), fol. lo4-io8.

6. Le signe du [)luricl a été ajouté après coup. Cinq mots plus loin, il manque à leurs.

7. Charles II ou III, duc de Lorraine, épousa en loS8 Claude, fille du roi Henri II, et Henri II, leur fils, épousa en 1599 Catherine de Bourboii, sœur d'Henri IV; Emmanuel-Philibert, duc de Savoie, avait épousé en ■i5o9 la fille de François I", et Victor-Amédée P", leur petit-fils, épousa en 1G19 Christine de France, tille d'Henri l\ et su-ur de Louis XIII.

8. Furetièrc dit qu'on donne le titre d'Allcsse Royale à Monsieur, frère du Roi, celui d'Allesse Sêrénissimc à M. le prince de Condé, et celui d'Altesse, simplement, au duc de Savoie et aux autres princes souverains. Selon Tallemant {Historiettes, tome III, p. 450), lorsque Marguerite de Rohan, fille du grand duc Henri, allait au temple de C-harenton, elle se plaignait d'être étouffée par « cette foule d'Altesses d^ Mlle de Bouillon, de la Trémoïlle, de ïureunc, etc. «

9. La Sorbonne, premier collège fondé dans le quartier de l'Université, sous saint Louis, pour servir d'asile aux pauvres écoliers, n'était devenue que plus tard une association séculière pour l'enseignement de la théologie, tel qu'on le pratiquait, non seulement au collège de Navarre, où il y avait une autre société de docteurs presque aussi fameuse, mais encore dans les collèges du Trésorier, d'HarcourI, du cardinal le Moine, des Cholets, de Montaigu, etc., ou dans les maisons religieuses,

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Grand' et, longtemps après, un autre-, tous deux de nos

connue Saint- Victor et Sainte-Geneviève. Ce qui mettait la Soiboiino an premier rang, c'est qu'elle était devenue le centre tic la Faculté de tlicologio. que celle-ci y tenait ses assemblées mensuelles do. prima mensis: que les élèves de tous les autres établissements y venaient [)asscr leurs examens et prendre leurs degrés (ci-dessus, p. "268, note o), et que surtout clic attirait la tlcur des sujets destinés aux grandes charges de l'Église, si bien qu'on en était venu à dire couramment : « un bacliclier, nn docteur de Sorbonne, » au lieu de : « un bachelier, un docteur de la Faculté de Paris, » et : « étudier en Sorbonne, » pour : « étudier en théologie; » usage abusif, contre lequel Piganiol de la Force raconte (jue le j)remicr président de Harlay protestait vivement. — Dans la maison de Sorbonne, on distinguait les hôtes (hospiics) et les associés (sociii : les premiers venant pour achever leurs études de théologie et ayant reçu le diplôme de bachelier, puis passé un examen d'admission, lu thèse Robertine, et obtenu la majorité des voix dans trois scrutins; les seconds ayant, outre la Robertine et les examens des hôtes, subi deux autres épreuves et professé gratuitement un cours de philosophie. On ne faisait exception à cette règle que pour quelques personnes de grande extraction, qui pouvaient se faire recevoir de la société en même temps que de la maison. Aussi faut-il bien distinguer entre les docteurs ou bacheliers de la maison de Sorbonne, et ceux de la maison et société. Ces derniers seulement avaient part à l'administration de l'établissement, à la gestion des revenus, au maintien des statuts, à la discipline intérieure, etc., et pouvaient seuls être élus aux fonctions de proviseur et de prieur dont il sera parlé tout à l'heure, tous étant d'ailleurs pai'faitement égaux entre eux, quels que fussent leur âge et leur dignité. Ils étaient au nombre d'une centaine environ, prélats, abbés, vicaires généraux, chanoines, curés de grandes paroisses, etc. Trente-six, comme boursiers, logeaient dans les bâtiments dus à la libéralité du cardinal de Richelieu. — Les six chaires d'enseignement qui étaient établies en dehors de la Sorbonne, dans un bâtiment « en bossage rustique •> construit, ainsi que tout le reste de la maison, par le grand cardinal, étaient absolument indépen<lantes de la Société et ne se soutenaient que par des fondations particulières : ce qui n'empêchait pas que leur enseignement ne fût compris sous le même nom générique de Sorbonne.

I. Ce fils de M. d'Armagnac, grand écuyer, est François-Armand, né le 13 février 1660, dit d'abord le chevalier, ensuite l'abbé de Lorraine, pourvu de l'abbaye des Chàtcliers en 1676, puis de celle de Saint-Faron do Meaux en 1686, et de celle de Royaumont en 1689, nommé évèquc de Bayeux le 7 mai 1718, mort le 9 juin 17-28. Voyez la suite des Mémoires, tomes V, p. ;]65-366, et XIV, p. o61-o6-2.

"1. Autres, avec \'s biifée. — • François-Louis-Annc-Maric, dit l'abbé

jours, et qui trouvèrent ces distinctions établies en Sorbonnc pour beaucoup moins qu'eux, et qui les ont eues. Le cardinal de Guise', archevêque de Reims', mort à la suite de Louis XIII pendant le siège de Saint-Jean-d'Angely^, n'a jamais été que sous-diacre', et n'avoit jamais songé à entrer en licence; beaucoup moins M. de Guise de Naples^, archevêque de Reims aussi dans son enfance,

d'Armagnac, né le 23 septembre 1680, pourvu de l'abbaye de Monlicron-Der en 1700, de celle de la Chaise-Dieu en 4708, et mort à Monaco le 19 octobre 1712.

1. Louis de Lorraine, Iroisième cardinal de Guise, né le 22 janvier 1.j7."j et consacré malgré lui à l'Église plutôt qu'aux armes, reçut, à i)arlir de loi)'i, un grand nombre de riches abbayes, et fut nommé archevêque-duc de Reims en 1603, mais ne fut jamais sacré. Paul V lui donna le chapeau en 161o. Il mourut le 21 juin 1621, ayant eu plusieurs enfants de la belle Charlotte des Essarts, comtesse de Romorantin, qu'il avait peut-être épousée secrètement. Voyez son article dans l'Histoire généalogique, tome II, p. 88-89, auquel Saint-Simon a dû se reporter pour faire, en première rédaction, la notice du daché de Gl'ise (tome V des Écrits inédits, p. 99 et 103).

2. L'archevêché de Reiras, qui donnait les litres de premier duc et p;tir de France, de légat-né du saint-siège et de primat de la Gaule belgiquc, avec six suiï'raganls et un revenu de cinquante mille livres environ, avait eu déjà trois titulaires de la maison de Lorraine.

3. Cette ville, un des principaux centres du protestantisme, était défendue par Benjamin de Soubise, qui fut obligé de se rendre au bout de six semaines, le 24 juin 1621. Charles IX l'avait prise de même sur les huguenots en 1369. Le cardinal de Guise mourut d'une maladie contractée au début du siège, où il s'était très bien comporté.

■i. Le sous-diaconat, premier des ordres majeurs, ne devait pas être conféré avant la vingt-deuxième année; il n'eiïipêchait pas d'obtenir une tlispense pour mariage, mais était insuflisant |)our parvenir à la licence. Ouoi(|ue simple sous-diacre, Louis de Lorraine l'ut mis an nombre des cardinaux-prêtres par Paul V, et il eut, avant sa vingt-cinquièn)e année, « tout le rang et toutes les fonctions dt; pair de France comme archevêque-duc de Reims. •>

o. Henri 11 do Lorraine, dit de Naplcs, neveu du pivcédent : tonic 11, p. 198. Il eut neuf abbayes dès l'âge de douze ans et l'archovêché de Reims à (juinze, mais quitta tous ces bénéfices en 1640, lorsque la mort de son frère aîné l'eut fait hériter du titre ducal. On sait quelle vie d'aventures il mena ensuite. Son surnom vint des deux expéditions <|ui faillirent lui donner le royaume de Naples. Voyez sa notice dans

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et qui ne l'a jamais été que cominendataire'. D'autres maisons souveraines, aucun n'a été prélat en France, ni été ^ en Sorbonne ; et toutes ces choses sont des faits certains.

11 faut donc dire que le cardinal de Bouillon est celui \bi)é de Bouiien faveur duquel ils ont été inventés^; il étoit né on c:ii°d^i'nan)a""ie

l'article du duché de Guise, tome V des Écrilf; incdits, p. lOG et 108, et son historiette dans Tallemant, tomes III, p. 'àl'î, et V, p. 334-3 i7.

1. Dans les anciens temps, quand un siège épiscopal devenait vacant, l'administration en était confiée au diocésain le plus proche, avec titre d'évèque commendataire. Puis l'abus s'était introduit de donner, sous cette forme, la jouissance des droits honorifiques et des revenus des évèchés, aussi bien que des abbayes et prieurés, à des personnages non revêtus du caractère sacré, ou du moins n'ayant que les premiers ordres, et ne pouvant, par conséquent, être pourvus en titre et diriger la discipline ecclésiastique ou religieuse. C'est ainsi que le bâtard Henri de Bourbon-Yerneuil, ayant eu à onze ans l'évèché de Metz, l'aduiinistra de 1621 à 16o"2 quoique non ordonné, et qu'il conserva ensuite son abbaye de Saint-Germain-des-Prés jusqu'au jour où il épousa la duchesse de Sully.

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