Ci-dessus, p. 59-72. — 3. Un corrige ce
4. Ci-dessus, p. 60, note 4. Voyez le Mercure d'août 1698, p. 275 et suivantes; la Gazette, p. 131 ; la Gazette d'Amsterdam, n°' xxn et xxiii; les Annales de la cour, tome II, p. 374; les Lettres de Madame, recueil Jaeglé, tome I, p. 189; les Mémoires de Sourches, tome VI, p. 17; les Œuvres de Racine, tome VII, p. 222, etc. ; et, sur les entrées, le Supplément au Corps diplomatique de Du Mont, tome IV, p. 37-38, 46-47. M. de Sourches dit que, bien loin d'être magnifique, celle de Portland fut trouvée ridicule.
5. Cette nouvelle anecdote est encore tirée du Journal de Dangeau, tome VI, p. 376-377, 5 juillet 1698.
6. Tome I, p." 94. Comparez un article du mémoire contre les princes légitimés, fait par Saint-Simon en 1712 et publié dans les Écrits inédits, tome II, p. 21. Mme de Sévigné note les commencements de cette « principauté » dès 1680 {Lettres, tome VI, p. 203 et 326). Le 10 avril
bassadeurs, qui n'y avoient pas pris garde \ Portiand, attentif à tout, en fut averti et déclara qu'il ne souffriroit pas que ce carrosse passât devant le sien; que, si d'autres ambassadeurs l'avoient souffert, c'étoit leur affaire, mais qu'il ne feroit point d'entrée % bien résolument, plutôt qu'endurer une nouveauté sans exemple avec des ambassadeurs d'Angleterre, ou qu'iP en écriroit, si on vouloit, et en attendroit les ordres là-dessus : qui étoit tout ce qu'il pouvoit faire \ IP se fit des allées et des venues, qui n'ébranlèrent point la fermeté de Portiand : sur quoi on aima mieux que le carrosse de Mme de Yerneuil ne se présentât point, que d'insister davantage ou de se commettre à la réponse d'un pays où les bâtards des rois sont ce qu'ils ont été partout, et ce qu'ils devroient toujours être, c'est-à-dire des néants sans état et sans nom, si ce n'est par les charges et par les dignités qui les en tire et qui les met'' au rang exact de celles dont ils sont revêtus. Heemskerck', réveillé pour son entrée par cette aventure, forma la même difficulté que Portiand, et eut le même succès^.
1697, Mme de Verneuil avait reçu du Roi une pension de douze mille livres, « pour marques particulières de sa considération et lui donner les moyens de survenir à la dépense à laquelle son état l'engage » (Arch. nat., 0* 41, fol. 64). Selon les Annales de la cour (tome II, p 173), c'est la duchesse du Lude qui avait obtenu cette faveur potu' sa mère ; mais celle-ci eût prétendu avoir une pension de vingt raille livres au moins, comme les princesses du sang.
1. Voyez une lettre de l'ambassadeur Erizzo dans la copie des Depêches vénitie7mes, fdza 191. p. 88, et d'autres qui ont trait à l'incident de l'entrée de Portiand, p. 274-275 et 283.