Son bisaïeul : ci-dessus, p
9. C'est-à-dire qui réglait à jamais la transmission de tous les biens de famille d'aîné en atné, sans ([u'aucune partie en pût être distraite par aliénation ou par legs. — Le testament du maréchal, fait à Sedan le 17 mai 1613, fut imprimé en 1708, dans les Preuves de l'Histoire de
qui', par conséquent, lioit les mains à M. de Bouillon sur tout avantage à ses cadets, et le mettoit de plus hors d'état de payer ses créanciers personnels que sur ses"- revenus pendant sa vie^. Au retour de M. d'Albret, ce feu couva sous la cendre; on tourna M. de Bouillon; on n'osoit tout dire. A la fin, on vint au fait, et M. d'Albret porta le testament au lieutenant civil'. Aquel-
la maison d'Auvenjnc, tome II, p. 799 et 800. On y lit cette clause : « Que si mon fils aîné décède sans enfants mâles ou femelles, de mon vivant ou après, en ce cas tout ce que à icelui ai laissé ci-dessus appartiendra pour le tout, et sans aucune distraction de trébellianique, que je prohibe, à mon second fils ou à l'aîné de ses mâles, s'il étoit prédécédé. Et si mon second fils n'avoit laissé que des filles, lesdits biens viendront à mon troisième fils, si Dieu m'en donne, ou à son fils aîné, ainsi d'aîné mâle en aîné mâle, sans rien morceler..., bornant le présent fidéicoramis et substitution à deux degrés, qui seront comptés par personnes et sans compter le premier institué : ce que je déclare afin d'éviter toute obscurité et occasion de procès.... Mais, d'autant que j'ai grande espérance du bon naturel de mon fils aîné, je veux que, s'il laisse des enfants à lui survivants, il puisse librement pourvoir ainsi qu'il avisera à la conservation de sa maison ; mais, s'il n'avoit disposé, j'appelle son fils aîné, en laissant la légitime aux autres.... » Les substitutions, prohibées par certaines coutumes, avaient été réduites à trois degrés par les ordonnances d'Orléans (1560) et de Blois (lo61); aujourd'hui, elles ne peuvent s'étendre, pour la quotité disponible, au delà despetils-enfants ou des neveux. L'enregistrement au greffe et la publication en audience publique étaient prescrits par l'ordonnance de Moulins.