Elle parut si rouge. — 4. A cause de tout
5. Les lettres ar de ce verbe semblent en corriger deux autres,
6. A la mort de son père, Barbezieux avait conservé le logement de la Surintendance des bâtiments, où les Colbert avaient habité avant Louvois, à côté du château ; aujourd'hui, n° 6 de la rue de la Bibliothèque.
7. Dangeau dit (tome VI, p. 399) : « Mme la princesse d'Espinoy la mère tomba en apoplexie chez M. de Barbezieux, à cinq heures et demie, et mourut à huit heures trois quarts, sans que la connoissance lui revînt. » La Gazette iV Amsterdam (n° lix) et les Mémoires de Sourches (tome VI, p. o6) rapportent que, se trouvant mal au jeu chez Mme d'Armagnac, elle se fit porter chez Barbezieux, à qui elle avoit à parler, mais que, lorsqu'on la ramena à son appartement, il fallut la déposer en passant sur un lit du chevalier do ïilladet, et qu'elle y expira après avoir jeté un grand cri. Les Annales de la cour (tome II, p. 432) racontent que, saisie d'une violente douleur au sortir de l'appartement de Barbezieux, elle n'eut que la force de s'accrocher à un volet de fenêtre, puis juM-dit connaissance, fut transportée dans son propre appartement, et expira un quart d'heure après. Bien des gens attribuèrent cette apoplexie à des pertes faites au jeu de lansquenet. Mme de Maintenon écrivait, dès le 22 août : « La mort de Mme d'Espinoy a surpris, et c'est tout. On se défait des idées tristes le plus tôt qu'on peut, et j'ai vu plus de gens résolus à se faire saigner de temps en temps qu'à faire une bonne confession. » {Correspondance générale, tome IV, p. 28G, lettre (jue l'éditeur de ce recueil a datée à lorl de l()99.i
trouva la tète noyée de sang'. Ce fut une vraie perte pour sa famille et pour ses amis, et elle en avoit beaucoup. C'étoit une femme d'esprit et de grand sens, bonne et aussi vraie et sûre que sa sœur de Soubise étoit fausse, noble, généreuse, bonne et utile amie, accorte^ qui aimoit passionnément ses enfants, et qui, excepté ses amis, ne faisoit guère de choses sans vues^. Le prince d'Espinoy', qui l'avoit épousée en secondes noces, avoit obtenu un tabouret de grâce par son premier mariage avec une'' fille
1. Les raédecius lui trouvèrent « beaucoup de saug extravasé dans la tête. » Son testament, connu peu après, commençait ainsi : « Comme il n'est rien de si commun que de mourir de mort subite — » (J/emoires de Sourclics, tome VI, p. o6-o7.)
2. Accori, courtois, complaisant, qui sait s'accorder à l'humeur des personnes avec qui il a affaire. {Furetièrc.)
3. Presque toute la matière des pages qui vont suivre se retrouve en rédaction antérieure dans la notice que Saint-Simon avait faite sur le duché de Melun-Joyeuse, et qui est publiée au tome VI des Écrits incdils. 11 y dit (p. 356) de Mme d'Espinoy : « C'étoit la plus noble et la plus nette joueuse du monde, la meilleure femme, la plus sensée et la plus fidèle amie, généreuse et le cœur haut, dont ses enfants prirent à l'excès. » Après sa mort, Madame écrivait : « C'était une de mes bonnes amies..., une dame du plus grand mérite, avec beaucoup de politesse et de jugement, et ayant la meilleure conduite du monde. Elle ne pensait qu'à servir ses amis et ses parents, eL était de la meilleure conipagnie. » (Recueil Brunet, tome I, p. 3'2.) Le Chansonnier (ras. Fr. 12 619, p. 320) lui prête beaucoup d'esprit, mais trop vif; aimable, familière, mais glorieuse. L'annotateur des Mémoires de Sourches dit (tome 11, p. 106) : « Une des femmes du Royaume qui avoient le meilleur esprit, comme elle l'avoit bien fait voir en faisant revenir dans sa maison plus de vingt-cinq mille écus de rente par son savoir-faire. » Cependant les Annales de la cour (tome II, p. 247-248) citent un cas important où ces manèges et ce crédit n'empêchèrent pas le prince d'Espinoy de perdre un gros procès contre M. de Bournonville.
4. Alexandre-Guillaume de Melun, prince d'Espinoy, marquis de Roubaix, vicomte de Gand, connétable héréditaire de Flandre, sénéchal de Hainaut, gouverneur de la ville de Tournay avant la conquête, mort au château d'Antoing, le 16 février 1679. Voyez son article dans la notice du duché de Melu.v, tome VI des Écrits inédits, p. 3oo, et dans les Chevaliers du t^aint-Espril, vol. 34, Saint-Simon (France 189), fol. 123 v".