Une est écrit deux fois de suite
du vieux Charost\ dont une seule fille'-, première femme du petit-fils de ce bonhomme ^ Mme d'Espinoy étoit demeurée veuve avec deux fils ' et deux filles ^ M. d'Espinoy avoit été chevalier de l'Ordre de la promotion de 1661 et y avoit marché le vingt-neuvième, c'est-à-dire le dix-huitième des gentilshommes, entre le comte de Tonnerre'' et le maréchal d'Albret', et n'imaginoit pas être prince, quoique de grande, ancienne et illustre maison**.
1. Louise-Anne de Béthuiie, lille de Louis de Béthune, duc de Charost (tome I, p. 21*2), et de Marie Lescalopier, épousa le prince d'Espinoy le 19 avril 1663, et mourut à Antoing, le 14 septembre 1666, à vingttrois ou vingt-cinq ans, en couche.
2. Louise-Marie-Thérèse de Melun, née en 1666, mariée le 2 novembre 1680, et morte le 31 octobre 1683. Elle ne fut tenue sur les fonts baptismaux qu'on janvier 1676, par le Roi et la Reine.
3. Armand II de Béthune, duc de Charost : ci-dessus, p. 174. C'est en l'honneur du « bonhomme » que son gendre obtint, le 20 avril 1663, un brevet pour entrer dans les carrosses et faire prendre le tabouret à sa femme, privilèges transmissibles aux aînés mâles à venir de leur mariage (ms. Lancelot 63, fol. 4, et mss. Clairambault 721, p. 314-513, et 1195, fol. 127-128 ; Journal d'Olivier (FOrmesson, tome II, p. 344).
4. Louis de Melun, prince d'Espinoy : tome I, p. 263 ; et François- Michel-Auguste de Melun, dit le prince de Melun, qui, étant né le 14 décembre 1674, mourut en décembre 1691.
o. Marie-Marguerite-Françoise, dite Mlle d'Espinoy : tomelV, p. 320; et Anne-Julie, dite Mlle de Melun, née à Paris le 11 août 1672, morte le 2 novembre 1734. Toutes deux ne prirent point alliance. D'après ce qui sera dit p. 338, Mlle de Melun que nous avons vue figurer, en 1697, aux noces du duc de Bourgogne, devait être la seconde, et non l'aînée.
6. François, comte de Clermont-Tonnerre, mort en 1679 : tome II, p. 31 .
7. Comparez l'article de cette promotion dans l'Addition 6, tome I, p. 314, un passage des Brouillons sur lesquels il funilroil Iravaillcr, tome III des Écrits inédits, p. 334-333, et la notice Mei.un, tome YI, p. 333.
8. Voyez tome I, p. 30. Dans ce même dernier article des Écrits inédits, après avoir établi la généalogie de Melun, Saint-Simon s'exprime ainsi (p. 348): « Ces deux maisons de Montmorency et de Melun étoient les deux plus distinguées qui fussent à la plus voisine portée de Paris et do nos Rois, et ce peu d'alliances (qu'elles eurent ensemble) fait soupçonner que la première, voulant y être sans pair, écarta l'autre, et que cette jalousie les empêcha de s'allier ensemble. Quoi qu'il en soit, celle de Melun parvint enfin aux offices de la couronne, et on va voir qu'elle ne
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Il étoit mort en 1679, et n'avoit jamais fait aucune figure'. Mme d'Espinoy, fort laide', étoit sœur du duc de Rohan-Chabot et de deux beautés, Mme de Soubise, de qui j'ai parlé il n'y a pas longtemps^ et assez pour n'en plus rien dire, et Mme de Coëtquen, célèbre par le secret du siège de Gand que M. de ïurennc, amoureux d'elle, ne lui put cacher, et qui transpira par elle, en sorte que le Roi, qui ne l'avoit dit qu'à M. de Louvois et à lui, leur en parla à tous deux, et que M. de Tarenne eut la bonne foi d'avouer sa faute '. Entre une déesse et une nymphe, cette troisième sœur n'étoit qu'une mortelle, qui vivoit avec Mme de Soubise dans l'accortise"' et la subordination de sa beauté et de sa faveur, et dans l'amertume de lui avoir vu faire pièce à pièce MM. de Rohan princes'', tandis quelle ne savoit pas même si elle obtiendroit la continuation du tabouret de grâce pour son fils. Tous les biens ^ de ses enfants étoient en Flandres;
brilla pas moins aux Pays-Bas qu'elle avoit commencé de faire en France. » Quelques auteurs la faisaient remonter à un certain Aurélien favori de Clovis et comptaient au moins vingt-deux générations depuis .losselin, vicomte (?) de Melun eu 998. C'est en 13'2T qu'un de ses descendants, en épousant l'héritière d'Espinoy (près Carvin, Pas-de-Calais) et de la vicomte de Gand, avait pris pied dans les Flandres, où ils possédaient encore le marquisat de Roubaix, la prévôté de Douay, Bapaume, Antoiug, Cysoing, etc. « Nos Rois, dit le Moréri, dès les premiers âges de la France, ont traité de cousin l'aîné des Mehm, et ils se sont réservé de consentir à leurs mariages, de les agréer et d'en signer l'acte. »