Boucherat
4. Saint-Simon prend ces détails dans le Journal de Dangeau, tome VI, p. 413, mais ne copie pas exactement : « On mande de Paris que M. de Chaulnes avoit fait un testament olographe, par lequel il donne vingt mille écus (soixante mille livres) à M. le Chancelier, et quarante mille livres à ses domestiques. On dit ici qu'il ne pouvoit disposer que de ces cent mille livres-là. » Comparez les Mémoires de Sourches, tome VI, p. 63. Le Chancelier était désigné comme exécuteur testamentaire.
5. Selon la Gazette d'Amsterdam (1698, n° ci), la vente des meubles atteignit cent mille livres. L'hôtel de la place Royale fut acquis en 1701, par M. Nicolay, premier président de la Chambre des comptes, et resta depuis lors à cette famille, qui ne l'a vendu que dans notre siècle. L'hôtel de Versailles, bâti en 1672 (Arch. nat., 0* 16, fol. 206 v°), rue des Bons-Enfants, devint i)lus tard la demeure des Bullion.
6. Ces deux terres ont déjà été l'objet de notes dans le tome 111, p. 284. Il existe un livre sur Plcquigny et ses seigneurs, vidâmes d\{miens, publié par M. Darsy, Ahbevillc, 1860. — M. de Chevreuse eut à soutenir un procès contre MM. de Mailly etdeVervins, qui prétendaient de grands droits sur les deux terres, comme héritiers des maisons d'Ailly et d'Ongnios : il fut condamné le 22 août 1699 {Journal de Dangeau, tome VII, p. 135-136 ; Gazette d'Amsterdam, 1699, n" lxx).
7. Une certaine quantité do facturas relatifs à la succession do Chaulnes et aux procès remplissent le volume 2034 de la collection des papiers Joly de Fleury, au Cabinet des manuscrits.