Le duc et la duchesse
3. Louis-Auguste d'Albert, second fils survivant (trois autres étaient morts en bas âge) du duc de Chevreuse, né le 20 décembre 167G, fut astreint par la substitution du duc de Chaulnes (cousin germain de son aïeul) h relever, comme celui-ci l'avait fait, non seulement le titre de vidame d'Amiens, puis celui de duc de Chaulnes, mais aussi le nom et les armes de la maison d'Ailly. Toutefois, la terre de Chaulnes ne fut érigée de nouveau pour lui en duché-pairie qu'au mois d'octobre 1711. Nommé capitaine au régiment du Roi en 1693, il eut un régiment d'infanterie à la fin de la même année, puis un régiment de dragons en 1701, passa sous-lieutenant aux chevau-légers de la garde en 1702, capitaine-lieutenant en 1704, fut nommé lieutenant général en 1718, chevalier des ordres en 1724, gouverneur d'Amiens en 1729, maréchal de France en 1741, et mourut le 9 novembre 1744.
4. Comparez tome II, p. 255. — En mariant sa fille au duc de Chevreuse, Colbert avait obtenu que M. et Mme de Chaulnes substituassent leur bien au second fils à venir de ce mariage, et c'est pour les consoler de ce sacrifice" qu'il leur avait fait obtenir l'ambassade à Rome et le gouvernement de Bretagne {Écrits inédits, tome \T, p. 45).
3. Immense, au singulier, dans le manuscrit. 6. Voyez notre tome II, p. 254 et notes 6 et 7.
attachés au gouvernement de cette province, et qui, pendant les guerres, avoient été fort haut% avoient fait croire qu'il laisseroit beaucoup de richesses : il se trouva qu'il avoit tout dépensé^ et qu'il avoit disposé par un testament, en legs pieux et de domestiques, et en quarante mille livres à son ami intime le Chancelier^, de tout ce qui lui restoit à donner*. M. de Chevreuse en eut cent dix mille livres de rente du gouvernement, et son second fils beaucoup de meubles précieux et d'argenterie^, avec Chaulnes et Picquigny", en payant les dettes'. Mort de La duchesso de ChoiseuP, sœur de la Vallière^, mou-
i. En 1692, la part du duc dans les prises des armateurs de son amirauté avait atteint huit ou neuf cent raille livres {Journal de Dan- (jeau, tome IV, p. 179).
2. Il avait pris le château et la terre de Darapierre à viager, en 1695 {Lettres de Mme de Sémcjné, tome X, p. 322).