‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 218 sur 427 · Arrivoient, au pluriel, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Arrivoient, au pluriel, dans le manuscrit

2. Monslreux n'est pas un lapsus, car on lit dans les Observations de Ménage : « Plusieurs personnes, non seulement de la ville, mais de la cour, disent : monsireux; le grand usage est pour monstrueux. » Dans l'étymologic latine monsiruosus, Vu n'a rien d'organique, puisque cet adjectif vient de rnonslruin, et non de monstrus, quatrième déclinaison.

3. « On n'y a point regarde la dépense quand on a pu tirer de loin ce que le pays ne pi'oduisoit point et ce qui pouvoit marquer la magnificence. Il arrivoit tous les jours et à tous moments des exprès de tous côtés, qui apportoient des ortolans, des perdrix rouges, des gelinottes de bois, des veaux de rivière de Rouen et veaux de Gand, faisans, chapons de Bruges, et généralement ce que chaque pays produit de plus exquis et de plus rare. Pour les jours maigres, on apportoit de Dieppe, de Calais et de Dunkerque le plus beau poisson qui se péchât sur ces côtes. Il y avoit des gens à Gand et à Bruxelles qui n'y étoient que pour envoyer des esturgeons et des saumons. Quatorze chevauX en relais apportoient tous les jours de Paris des légumes et des fruits.... La profusion de toutes sortes de vins y étoit extrême : on choisissoit du Champagne, du Bourgogne, du vin du Rhin ou du vin de 31oselle, et de toutes sortes de vins étrangers.... Dans les jours ordinaires, il s'est consumé cinquante douzaines de bouteilles, et, dans les jours où le Roi et les princes y sont venus manger, quatre-vingts. On a consumé en un jour deux mille prises de café et un muid de liqueurs.... » {Mercure de septembre, p. lT3.,i

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