‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 259 sur 427 · La première lettre de celuy corrige et · texte numérisé non relu

La première lettre de celuy corrige et

3. Le complice de dom Gervaise. — 4. Autant qu'on peut l'être, y. Ici encore, l'armes, avec l'apostrophe billéti, comme p. 389.

soin de pénitence et de séparation. Gervaise entendit à demi-mot, et, dans l'état où il se trouvoit, il offrit sa démission. Elle fut acceptée. On manda un notaire à Mortagne', qui vint le lendemain, et l'affaire fut consommée. M. du Charmel, qui étoit fort" bien avec Monsieur de Paris, reçut par un exprès cette démission, avec une lettre de D. Gervaise à ce prélat, qu'il prioit de présenter sa démission au Roi^.

Il étoit arrivé deux choses, depuis fort peu, qui causèrent un étrange contretemps : l'une, que la conduite de D. Gervaise à l'égard de Monsieur de la Trappe et de sa maison, qui commençoit à percer, lui avoit attiré une lettre forte du P. de la Chaise, de la part du Roi ; l'autre, qu'il avoit étourdiment accepté le prieuré de l'Estrée^, auprès de Dreux, pour y mettre des religieux de la Trappe sans la participation du Pioi, ce qui d'ailleurs ne pouvoit qu'être nuisible par beaucoup de raisons; mais la vanité veut toujours s'étendre et faire parler de soi. Le Roi l'avoit trouvé très mauvais et lui avoit fait demander par le P. de la Chaise de retirer ses religieux, qui y avoit ajouté la mercuriale que ce trait méritoit^.

1. Mortagne, aujourd'hui chef-lieu d'un desarrondissemenls du département de l'Orne, était alors le siège d'une des élections de la généralité d'Alençon et d'un bailliage.

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