‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 269 sur 427 · Ce semble corriger · texte numérisé non relu

Ce semble corriger

"1. Ainsi, elJacq.,cn abrégé, dans le manuscrit. — Selon la Galliachristiana, dora Jacques de la Cour (sic), anciennement moine à l'abbaye du Pin, près Poitiers, était prieur. Il fut nommé abbé le 24 décembre 1698, résigna eu 1713, et mourut le 23 mai 1720, à soixante-trois ans. Selon les notes du P. Léonard (ras. Fr. 24 123, fol. 51 v°), c'était le fils d'un poissonnier de Soissons, et, dès l'âge de quinze ans, il était venu à la Trappe; mais sa santé délicate l'avait forcé d'aller faire profession en Poitou.

3. La lettre d'envoi, signée par le P. de la Chaise le 28 décembre, disait que le Roi, très éditié de la soumission de l'abbé, se recommandait à ses prières, et qu'il pouvait mépriser la malignité des gens qui voulaient bien lui faire des affaires (Jugement critique, p. o26-d27).

'i. Les bulles ne furent expédiées qu'en avril 1699, et la bénédiction eut lieu le 22 juin, dit la Gallia christiana. — L'appellation de bulle, longtemps propre aux édits des souverains, avait fini par être exclusivement réservée aux décrets solennels des Papes et aux expéditions de la chancellerie pontificale qui correspondaient aux édits, lettres patentes et provisions des princes séculiers, avec cette différence qu'au lieu d'un sceau en cire, elles étaient munies du sceau ou bulle du pape régnant

une lettre de crédit la plus indéfinie pour tous les lieux oi^i il avoit à passer, que lui donna M. de Pontchartrain en son nom*: il aimoit fort la Trappe, et particulièrement ce frère, à qui il trouvoit beaucoup de sens et d'esprit. Le cardinal de Bouillon, qui se piquoit d'amitié pour Monsieur de la Trappe, logea ce frère, le mena au Pape, qui l'entretint plusieurs fois, et qui le renvoya avec les bulles entièrement gratis et la lettre du monde la plus pleine d'estime et d'amitié pour Monsieur de la Trappe, en considération duquel il s'expliqua qu'il accordoit le gratis encore plus qu'en celle du Roi^ Au retour, le Grand-Duc^ voulut vair ce frère, et le renvoya avec des lettres et des présents pour Monsieur de la Trappe, de sa fonderie*, qui étoient des remèdes précieux^.

Dirai-je un prodige qui ne peut que confondre? Tandis

en plomb, suspendu à des lacs de soie, si c'étaient lettres gracieuses, à une cordelette de chanvre, si c'étaient lettres de justice et exécutoires. Les bulles, où l'on distinguait quatre parties : la narration du fait, la conception, les clauses et la date, différaient des brefs, non seulement par le sceau en plomb, représentant d'un côté les têtes de saint Pierre et saint Paul, avec inscription du nom du pape régnant au revers, tandis que les brefs ne se scellaient que de l'anneau du pêcheur, sur placard de cire, mais aussi par la manière de dater d'après le calendrier romain, et par le caractère archaïque de l'écriture, semblable à la gothique française du treizième siècle, au lieu que les brefs étaient écrits en caractère italique moderne. S'obtenaient par bulles : 1" tous les bénéfices taxés proportionnellement à leur revenu dans les livres de la Chambre apostolique, comme évêchés, abbayes, prieurés conventuels, etc. ; 2° les premières dignités des églises cathédrales ; 3" les principales dignités des églises collégiales ; 4° les monastères de tilles.

i. Ce voyage, ainsi que la visite à la « fonderie » du grand-duc, sont racontés dans la Vie de Rnncé, par Maupeou, tome II, p. 308 et 310. Voyez V Histoire, par M. l'abbé Dubois, tome II, p. 54G-548.

2. Sur ce gratis, voyez les relations de Lunadoro sur la cour romaine et le livre de feu A. Floquet sur Bossuet précepteur, p. 274-273.

Page 1