Le Czar réprime une conspiration
(Page U.)
17 octobre 1698. — Cette conspiration de la sœur du Czar et des principaux boyards le fit revenir en diligence de Vienne, où il étoit. 11 enferma sa sœur et fit pendre à ses fenêtres, et en sa présence, les principaux complices,
240 et 241. Le duc de Richmond, bâtard du roi d'Angleterre. (Page u6.)
21 octobre '168o. — Monsieur de Meaux en usa à la mode françoise* ; car, en Angleterre, il n'y a point de princes, même du sang, passé l'arrière-petit-fils de roi, beaucoup moins leurs bâtards, qui n'ont d'existence que celle qui leur est donnée par les titres qu'ils obtiennent, et, à l'égard de l'érection d'Aubigny en duché-pairie, elle n'a jamais été vérifiée, et e,st demeurée à brevet. Cette conversion ne dura guère. Le duc de Richeraont retourna en Angleterre -après la révolution de 1688, redevint anglican, ou plutôt sans religion effective, s'y maria, s'y perdit de vin et de débauche, et, de la plus belle créature qu'on pût voir, devint la plus hideuse. Il a laissé postérité.
14 février 1692. — Le duc de Richemont fit cette escapade- outré de ce que M. d'Elbeuf mangeoit tout à sa mère, qu'il ruina, et fait ici
1. En recevant l'abjuration du duc de Richmond, devant le lloi et la cour, il l'avait traité de prince.
2. Le jeune duc avait renvoyé sa commission de capitaine de cavalerie en disant qu'il s'en allait dans un pays où on lui donnerait un plus haut rang et plus de revenus qu'il n'en avait en Franco.
gasconnade à son escient, puisque les bâtards d'Angleterre n'y ont de rang que des titres qu'ils ont, depuis toujours jusqu'à maintenant, et qu'ayant celui de duc en Angleterre et en France, il n'y [en] avoit point pour lui de plus grand nulle part.