Le manuscrit porte 1-i, corrigé en
que devenir. Au sortir de là, Monsieur lui lava bien la tète, et la rendit sage pour l'avenir. Monsieur mourut assez peu de mois après. 'i-
26o. Ce que c'est que le pour. , ^.^.„
(Page3o7.)
2S août 1698. — Le jiour est une distinction de ceux qui ont le rang de princes étrangers dans les voyages où on marque les logements à la craie. Sur les logements qu'on leiu- marque, le fourrier écrit : « Pour M. un tel, » et, sur les logements des autres, point de j^our, mais simplement : « M. un tel. » Cela n'emporte ni primauté, ni préférence de logement entre ceux de ce rang et les ducs, qui sont logés également sans distinction, malgré celle du pour, après le service, c'est-à-dire toute charge de service nécessaire, puis les maréchaux de France, puis les charges considérables, et puis le reste des courtisans '.
266. Tcssé et son chapeau de colonel général des dragons. (Page 3G1.)
6 septembre 1698. — Ce bonnet de Tessé pour saluer le Roi fut la suite d'une malice noire que lui fit M. de Lauzun, pour qui la charge de colonel général des dragons qu'avoit Tessé fut érigée. Il lui demanda comment il prétendoit saluer le Roi à la tète des dragots, et, après bien des demi-discours, il lui apprit avec autorité qu'il étoit de sa charge de saluer eu cette occasion avec un chapeau gris. Tessé, ravi, envoie à Paris, et se sent fort obligé d'un avis si important d'une chose qui ne lui seroit jamais venue dans l'idée. Dès que son chapeau gris fut arrivé et paré de cocarde- et de plumes, il le porta au lever du Roi, et y surprit la compagnie d'un ornement devenu si extraordinaire, dont il dit la raison à chacun qui la lui demanda. La porte ouverte, le Roi n'eut pas plutôt aperçu ce chapeau gris dont Tessé se pavanoit et qu'il présentoit en avant, que, choqué de cette couleur qu'il haïssoit tellement aux chapeaux qu'il en avoit détruit l'usage, il demanda à Tessé de quoi il s'étoit avisé avec ce beau chapeau. Tessé, souriant et piétonnant, marmottoit entre ses dents, et Lauzun, qui étoit resté là tout exprès, rioit sous cape. Enfin, poussé par deux ou trois questions du Roi l'une sur l'autre et d'un ton assez sérieux, il expliqua l'usage de ce chapeau ; mais il fut bien étonné quand il s'entendit demander où diable il avoit pris cela, et tout aussitôt son aini Lauzun s'écoula. Tessé le cita, et le Roi lui répondit que Lauzun s'étoit moqué de lui, et qu'il lui conseilloit d'envoyer tout à l'heure ce chapeau gris au général des Prémontrés. Celui des dragons ne demanda pas son reste, et ne fut pas si tôt délivré de la risée et des plaisanteries des courtisans.
1. (lomparez une autre Addition sur les privilèges de la maison de la Irénioïlle. -11 avril l'06.