‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 311 sur 427 · Voyez l'observation faite ci-dessus, p. 448 et note · texte numérisé non relu

Voyez l'observation faite ci-dessus, p. 448 et note

4. Journal d'Ol. d'Ormesson, tome II, p. 624; Gazelle de 1072, p. 142; IJisloire de Louvois, [lar M. Camille Rousset, tome I, p. 347.

.m APPENDICE I.

Janvier 1699. Torcy, secrétaire d'État des affaires étrangères.

24 novembre 1700. Ciiamillart, contrôleur général des finances et secrétaire d'État de la guerre. — Destitué le 9 juin 1709.

21 novembre 1708. Desmaretz, contrôleur général des finances. 12 juin 1709. Voysin, secrétaire d'État de la guerre, puis chancelier.

2 septembre 1714. Le second maréchal de Villeroy, chef du conseil des finances.

Cinq secrétaires d'État, Barbezieux (guerre, 1691-1701), Jérôme de Pontchartrain (maison du Roi et marine, 1699-1715), et les trois Phélypeaux, des noms de la Vrillière et de Châteauneuf, qui eurent le quatrième portefeuille de 1629 à 1723, ne firent point partie du Conseil.

Quant au duc de Chevreuse, s'il fut traité en ministre d'État par le Roi à partir de ,1703 ou 1704, comme le dit Saint-Simon, qui pouvait être informé de première source, ce ne fut qnincognito, hors cadres, et sans jamais paraître au Conseil, dont l'entrée lui était interdite par une coalition de Mme de Maintenon, du duc de la Rochefoucauld et du maréchal d'Harcourt. Mais le Roi lui donnait « règlement » des audiences secrètes, et « les ministres des affaires étrangères, de la guerre, de la marine et des finances avoient ordre de ne lui rien cacher, les deux premiers de lui communiquer tous les projets et toutes les dépèches, et tous quatre de conférer de tout avec lui '■. » C'est là un point sur lequel les papiers personnels du duc de Chevreuse pourraient seuls faire le jour. Le même maréchal d'Harcourt qui empêcha M. de Chevreuse d'être déclaré ministre en 1703 ou 1704, échoua à son tour en 1709, peutêtre par le fait de notre auteur, qui craignait que cette nomination ne fit tomber M. de Beauvillicr. Tout était préparé et convenu entre le Roi et Mme de Maintenon : « Pendant le premier conseil d'État, Harcourt, averti par Mme de Maintenon, se trouveroit comme fortuitement dans les antichambres du Roi; à propos des choses d'Espagne, le Roi proposeroit de consulter Harcourt, et, tout de suite, feroit regarder si, par hasard, il n'étoit point quelque part dans les pièces voisines. S'y trouvant, il le feroit appeler : il lui diroit tout haut un mot sur ce qui le faisoit mander, et, tout de suite, lui commanderoit de s'asseoir, ce qui étoit le faire ministre d'État, le retenir en ce conseil, et l'y faire toujours entrer après. » On peut voir dans les Mémoires comment toute cette combinaison fut déjouée une première, puis une seconde fois-.

1. Addition au Jof/rHfl^, tome XIV, p. 2u;j;iWf'mo/?'e«, tome V de 1873, p. 402-403.

2. Mémoires de Sai>tt-Simon, tome VI, p. 100-101 et SO^-'iO". Dangeau dit en effet, à la date du "io février 1709, que, le maréchal étaul resté enfermé longtemps avec le Roi avant le conseil des dépèches, puis ayant eu une audience au sortir de table, « ces deux audiences dans le môme jour firent raisonner les courtisans. » (Journal, tome XII, p. 344-3-15.) Après quelques autres entretiens du môme genre, le maréchal alla prendre son com-

LES CONSEILS SOUS LOUIS XIV. 4oo

Jusqu'en i6o9*, le titre de ministre d'État s'était conféré par des lettres patentes, dont voici un type- :

« Louis, etc., à notre amé et féal conseiller en notre conseil d'État notre procureur général en notre cour du parlement de Paris et surintendant de nos finances, le sieur Foucquet, Salut. Si le bonheur de la monarchie ne dépend pas moins des conseils du Prince que de sa conduite, et si sa prudence n'est pas moins nécessaire au choix de ceux dont il les compose que sa valeur pour l'exécution des choses qu'on y a résolues, après les divers et importants emplois qui ont signalé votre expérience et votre affection pour le bien de cet État, nous avons cru que, pour notre intérêt et pour celui du public, nous ne pouvions confier l'administration de nos finances et de nos plus importantes affaires à une personne qui pût nous y servir plus utilement que vous. Nous, pour ces causes, de notre certaine science, pleine puissance et autorité royale, vous avons nommé, ordonné et établi, nommons, ordonnons et établissons par ces présentes, signées, etc., pour l'un de nos ministres, pour désormais avoir entrée, séance et voix délibérative dans nos Conseils tout ainsi que les autres que nous avons honorés de semblable pouvoir, et pour jouir comme eux de semblable pouvoir [et] des appointements qui vous seront ordonnés par nos états. Car, etc. Donné à Paris, le dixième février 1653. »

Par la suite, on supprima toute formule écrite, et, comme l'a dit plus haut notre auteur, il suffit d'un ordre du Roi, exprimé par luimême de vive voix ou transmis par un huissier de son cabinet, pour que le personnage ainsi désigné vînt prendre place au Conseil et portât désormais le titre de ministre d'État^.

Pomponne, tout nouvellement appelé à la succession de Lionne,

écrivait à son père, le 26 janvier 1672* : « Ayant achevé toutes

les affaires qui regardoient ma charge, et croyant prendre congé de S. M. pour partir hier matin, il me dit de demeurer pour assister au conseil de justice^. Vous remarquerez que ce n'est point en qualité de secrétaire d'État, puisque M. de la Vrillière^ n'y est point : ainsi c'est

mandement en Alsace. Mais, eu i'0"2, le même Ilarcourt avait déjà été admis à des conférences tenues par les ministres, sur l'ordre du Roi, chez le Chancelier {ibidem, tome VIII, p. "290 et '298-299, avec Addition de Saint-Simon). Il fut encore question de lui en juillet 1710, selon la correspondance de Féneloa.

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