‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 312 sur 427 · Abrégé chronologique du président Hénault, année lfi · texte numérisé non relu

Abrégé chronologique du président Hénault, année lfi

2. Arch. nat., registre KK U34, fol. 36, texte incorrect. Ce volume renferme plusieurs lettres analogues. Monteil a donné la formule du brevet de Turenne (1632) dans le tome VIH de son Histoire des Français des divers états, p. 531, où un chapitre (p. 300-306) est consacré aux ministres d'État.

3. Dangean, tome XII. p. 268 ; Liiynes, tomes II, p. 7, V, p. .4,36, XI, p. 20-i- 203, XIV, p. 10-1 1, et XV, p. 33, 289, 349, 432. Une convocation écrite pour le duc de la TréraoïUe ^1643) est publiée dans le Chartrier de Thonars, p. Ul.

•4. Appendice des 3/é»;o/res</e6'o«/flH (/es, publiés par Monmerqué, p. 449-430. .'>. C'est-à-dire le conseil des ministres jugeant au contentieux. 0. Le père de M. de Châteauneuf.

remplir entièrement la place de M. de Lionne en toutes choses ' Comme je n'aime point le nom que l'on donne à cette sorte de place de ministre, je vous rends compte de ceci seulement pour vous, et que vous témoigniez n'étendre pas la grâce du Roi au delà de celles dont il m'a comblé dans la charge de secrétaire d'État. »

Dangeau rapporte comment le successeur de Barbezieux fut déclaré ministre 2 : « Le Roi, après le conseil de lînances, retint M. de Chamillart dans son cabinet et lui dit : « Il y a longtemps que vous me « servez, et bien à mon gré ; je veux présentement que vous soyez dans « tous mes conseils, et je vous fais ministre ; venez dès demain au conseil « d'État. » De même pour Desmaretz^ et plus tard pour Maurepas*.

N'ayant point de nomination en règle, les ministres ne prêtent pas serment, à la ditférence, non seulement des secrétaires d'État, mais des titulaires des plus petites charges. Cette singularité sans raison apparente ne leur est commune qu'avec les intendants des provinces, et Saint-Simsn la signalera plusieurs fois ^.

La seule entrée au Conseil, en conférant à jamais un titre qui ne se perd ni par la retraite, ni même par la disgrâce, assure en même temps la jouissance d'une pension ou gratification annuelle de vingt mille livres^; d'ailleurs, la même gratification se donne presque toujours aux secrétaires d'État qui ne sont pas du Conseil'. En outre, les ministres sont les seuls personnages de la cour à qui le Roi fasse un présent de noces pour le mariage de leurs enfants ' : nous avons vu " que c'était une somme de deux cent mille livres, mais que les embarras du Trésor royal forcèrent d'abord de la réduire à cent cinquante raille livres *o, puis de la changer en une pension de dix mille livres**.

Comme le Chancelier, comme le Contrôleur général et le chef du conseil des finances, les ministres d'État ont été rangés, à côté des princes du sang, dans la première classe de la capitation de 1693 (deux raille

1. Il avait prêté serment comme secrétaire d'État le 13 du même mois [Gazette, p. 96).

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