Tome II, p. 8. note 3, et tome IV, p
10. Claude le Peletier eut trois cent mille livres pour ses deux filles, et Pontchartrain cent cinquante mille livres pour son fils.
1 1. Journal de Dangeau, tome XIII, p. 313; Mémoires de Luynes, tomes VII, p. 4IC et 433, XI, p. 300, XII, p. 433, et XV, p. 130.
livres), c'est-à-dire au degré le plus élevé de la hiérarchie gouvernementale. Leurs femmes sont présentées de droit'.
On a vu, lorsque j'ai parlé du vêtement des conseillers d'État-, que les ministres conservaient le costume de courtisan^, mais y joignaient, dans les occasions d'étiquette, un manteau drapé de velours violet.
Chaque matin, lorsqu'il doit y avoir séance du Conseil, un huissier du cabinet va avertir les ministres de s'y rendre, et, de même qu'un pi-emier avis de ce genre confère la qualité de ministre d'État, sa suppression implique la disgrâce, quelquefois suivie d'un ordre de s'éloigner de la cour ; mais, encore une fois, le caractère de ministre est indélébile : après douze ans d'éloiguement, Pomponne n'a eu besoin que du simple avis pour reparaître au Conseil. Nous ne pouvons citer que deux autres disgrâces dans tout le cours du règne personnel de Louis XIV, celles de Foucquet et de Chamillart, et deux retraites volontaires, celles de Claude le Peletier et du chancelier de Pontchartrain, qui cessèrent d'entrer au Conseil, l'un le 18 septembre 1697, l'autre le 1°'' juillet 1714*.
Le conseil d'État se réunit régulièrement le dimanche, le mercredi, le jeudi, et, en outre, de quinze en quinze jours, le lundi^. Dans les circonstances extraordinaires, les ministres sont convoqués d'urgence, soit pour discuter sur une nouvelle grave de l'étranger, soit pour terminer un litige ^. Peut-être la séance du jeudi était-elle facultative : quoique Dangeau, dans ses tableaux annuels des Conseils, dise toujours qu'il y