‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 315 sur 427 · Tome IV, p · texte numérisé non relu

Tome IV, p

3. Les estampes de Bonnart représentent Claude le Peletier, comme ministre d'État, d'abord en costume noir, soutanelle, rabat et manteau, puis en costume complet de courtisan, mais de couleur sombre.

4. En 1789, sur treize ministres inscrits, cinq, remerciés ou disgraciés, n'entraient plus au Conseil. Le duc de Luynes cite plusieurs exemples de l'un et l'autre cas (tomes XIV, p. 2(55, XV, p. 53, 39G, 398 et 401-, et XVI, p. 491).

5. État de la France, 1698, tome I, p. 282; comparez le Journal de Dangeau, tome VII, p. 148, et, pour la minorité de Louis XIV, le Journal de Dubuisson-Aubenay, tome II, p. 61.

6. Le 10 septembre 1690, il y eut un conseil extraordinaire au sujet des affaires de Rome, où assistaient, avec Louvois et Croissy, le chancelier Bouctierat, le duc de Beauvillier et M. de Pontchartrain, quoique non ministres tous les trois [Mémoires de Sourches, tome III, p. 297). — Le vendredi 19 novembre 1700, pour les affaires d'Espagne, le Roi tint un conseil extraordinaire, quoique ce jour-là fût réservé au P. de la Chaise [Journal de Dangeau, tome VII, p. 426). — Le lundi 27 juillet 1712, à Marly, « à quatre heures, le Roi tint un conseil de marine, et, à six heures, il tint un conseil d'État extraordinaire. 11 n'y avoit presque aucun ministre ici; mais il étoit arrivé des courriers à M. Voysin, et le Roi l'avoit chargé d'avertir M. le Chancelier, qui tenoit le conseil des parties à Versailles, et M. de Torcy, qui étoit à Versailles aussi..., et de faire avertir M. de Beauvillier, qui étoit à Vaucresson. Ces Messieurs arrivèrent avant six heures, et le Conseil dura jusqu'à sept.... On ne nous dit point la raison qui a fait tenir

4o8 APPENDICE I.

a conseil d'État le jeudi, on n'en trouve que de très rares mentions dans le corps du JoJirnal^.

Lorsque la séance régulière a été insuffisante, une nouvelle réunion a lieu dans l'après-midi ou le jour suivant, hors tour-.

« Quand, après avoir prié Dieu, ou après avoir donné audience, le Roi sort de la balustrade de son lit pour aller à son cabinet, il est précédé de l'huissier de chambre, qui fait fendre la presse devant S. M., le capitaine des gardes veillant sur sa personne, derrière laquelle il marche. Le Roi, en passant, dit tout haut : « Au Conseil ! » Alors l'huissier part pour avertir les ministres et ceux qui doivent assister au conseil qui se va tenir. Si l'huissier n'avoit pas entendu que le Roi demande le Conseil, le premier valet de chambre lui vient dire ; mais il y a cette différence que, si le Conseil se doit tenir dans la chambre, c'est l'huissier de chambre qui va avertir, et, s'il doit se tenir dans le cabinet, c'est l'huissier de cabinet qui y va.... Les garçons de la chambre préparent tous les jours la table, le tapis et les sièges pour les conseils du Roi..., et fournissent les écritoires, le papier, l'encre et la poudre pour le conseil des finances, les mardis et les samedis, ayant deux cents écus par an pour ces fournitures. Aux autres conseils, le reste de la semaine, c'est au secrétaire du cabinet à en fournir et à préparer l'écri-

toire du Roi Un premier valet de chambre garde toujours en dehors

la porte du Conseil, soit le matin, soit l'après-dînée; l'huissier de la

chambre ou du cabinet se tient aussi vers la même porte ^ »

Le cabinet du Conseil est décrit dans le livre de M. Dussieux sur le

ce conseil-là. » (Ibidem, tome XIV, p. 178.) Voyez encore trois convocations extraordinaires d'après-dînée, presque consécutives, le lundi, le samedi, et encore le lundi: ibidem, tome VII, p. 43, 43 et 48.

1 . Au jeudi, nous trouvons un conseil tenu à Marly, avec Louvois et Croissy, le 5 septembre 1686; le i"2 décembre suivant, remise de la séance au soir, à cause des souffrances du Roi; le 23 janvier 1687, retour de Marly, après dîner, pour tenir Conseil; en 1706, conseil extraordinaire tenu le 27 mai; le 4 février précédent, mention qu'il n'y a point eu Conseil. On feuillette des années entières du Journal sans voir la moindre mention à ce jour-là, dont la matinée d'ailleurs, c'est Saint-Simon qui nous l'apprend, était occupée par des audiences secrètes et des affaires d'intérieur.

2. Ainsi, le dimanche 20 février 1701, il y eut une seconde séance entre le sermon et le salut. Le jeudi 18 octobre 1714, « le Roi tint le conseil d'État, parce qu'il n'avoit pas fini hier toutes les affaires qu'il y avoit. » {Journal, tome XV, p. 264.) Le 28, « le Roi, le matin à son ordinaire, tint le conseil d'État, et le tint encore l'après-dînée, n'ayant pas pu finir le matin toutes les affaires qu'il y avoit. » [Ibidem, p. 269 ; comparez p. 332.) Le 2 novembre suivant, qui était un vendredi, d'ordinaire réservé exclusivement au confesseur, il y eut cependant conseil d'État avant de partir pour Marly. Le 27 janvier 1714, conseil d'État au lieu de conseil des finances, etc. Sous Louis XV, on voit tenir dans un même jour, à cause des remontrances du Parlement, deux séances du conseil d'État et une du conseil des tlépêches (Mémoires de Luipies, tome XI, p. 290).

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