I. Le manuscrit porte : I68S
-1. Ces trois mots : et doiit il, ainsi <|iic U-ois un «r.Tiitres mots illisibles.
JOLI plus lumf, corri-'cnl
point d'enfants, zon si connue sous dans cette vue, d'insinuer le plus Celui-ci s'appeloit ce nom, morte à avant qu'elle put dans les bonnes Alexandre de Ro- quarante-cinq ans, grâces de la Reine mère la prinhan, marquis de 1657, admirable cesse de Guémené, sa belle-sœur, Marigny, qui fut par son esprit, ses qui se trouva propre à y réussir chevalier du Saint- grâces, et encore merveilleusement. Les particuliers Esprit le soixan- par sa beauté, il- vinrent, et devinrent longs et frétième parmi les lustre aussi par quents, et, quand la Reine y fut gentilshommes de son intimité avec assez accoutumée pour ne plus la nombreuse pro- l'abbé le Bouthil- craindre de les risquer, la princesse motion de 1619, lier de Rancé, qui de Guémené commença à les éviet n'en précéda l'étoit lui-même ter, jusqu'à ce qu'après plusieurs que quatre. Il mou- par une politesse, remarques de la Reine, Mme de rut sans postérité une galanterie , Chevreuse lui avoua enfin que la , à ' ans. une magnificence, santé devenue délicate de sa belle- Dans celle même un goiit exquis, sœur ne lui permelloit pas aisépromotion fut un esprit sublime, ment d'être si longtemps et sisouaussi compris, et pourtant plein vent debout. De là, elle s'assit tête avec dispense d'un d'agréments*, un à tête dans le cabinet de la Reine, âge très peu avan- commerce déli- et Mme de Chevreuse quelquefois ce, le prince de cieux, un charme en tiers, puis en présence de quel- Guémené, fils aîné de conversation ques hommes très familiers. Enfin, d'Hercule et qui qui le faisoit re- peu à peu, elle gagna de l'être au fut duc de Mont- chercher par tout premier levé de la Reine, où il bazon après lui, ce qu'il y avoit de n'entroit personne. Cette princesse qui, par cette rai- plus grand et de ayant pris goût ensuite au Val-deson, passa après plus choisi dans Grâce, et, y étant d'abord dans un les ducs, le pre- le monde et lui entier particulier, la princesse de mier des gentils- acquit les amis Guémené s'y assoyoit-, et, par hommes. Cettedis- lesplusdistingués, usage, y conserva son tabouret en pense d'âge fut ac- et depuis ^ devenu présence de ce qui, d'abord en petit cordée à l'instante si célèbre par sa nombre, eut permission d'y aller prière et à toute retraite, son dé- voir la Reine, et qui, peu à peu, la faveur du con- pouillement, son devint plus grand par la facilité nétabledeLuynes, savoir, ses austé- d'accorder et par des séjours plus qui venoit d'épou- rites, ses ouvrages, fréquents et plus longs en ce moser sa sœur. son esprit de cou- nastère. Enfin il y en eut tant, que duite et de gou- ce lieu, devenu une sorte de cour, vernemenl, qui lui pourtant un peu privilégiée, acfirent entrepren- coutuma les yeux du monde au dre, pousser au tabouret de Mme de Guémené, dont point de perfec- le mari n'éloit point duc, son père
1. Le inaniiscriL porte : i>lrin de, sans élision, à la lin d'une ligne, agrcnicnls conuiioiirant la ligne suivante.