‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 367 sur 427 · Assro)joit. dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Assro)joit. dans le manuscrit

:>. Et (le est écrit en surcharge, sur ?Ha/s.

Du premier lit :

« Le duc de Montbazoïi :

«Louis, né 1399, pair et grand veneur de France, chevalier du Saint- Esprit, mort 1667, à soixante - huit ans, si connu par ses bons mots et l'agrément de son esprit, sous le nom de prince de Guémené, qu'il porta très longtemps par

tion et soutenir la réforme de l'abbaye de la Trappe, et y renouveler, à lagloire de l'Église et de la France, les temps des Pacômes et des Bernards. Il assista Mme de Montbazon durant toute sa maladie, déjà résolu de quitter le monde, que cette perte ne retarda pas. Ce fut par son avis que la duchesse de Rohan l'héritière se détermina à préférer pour sa fille ainée M. de Soubise, tils de cette Mme de Montbazon, quoique pauvre et paroissant peu tourné à la fortune.

Ce grand abbé mourut 1700, à soixante-quinze ans.

"Mlle de Rohan:

Anne, tîlle de Pierre,frère aîné d'Hercule, duc de Montbazon, et de Madeleine de Rieux- Châteauneuf, née

— , mariée à

Louis, son cousin germain, ci à côté, favorite de la Reine mère et la première femme assise de la maison de Rohan

vivant encore. Les choses venues à ce point, elle commença à ne se plus trouver du tout chez la Reine mère, au Louvre, aux heures de cour où il y avoit des tabourets ; et, cette affectation ayant été remarquée et trouvée étrange, Mme de Chevreuse avoua à la Reine que cela l'étoit à la vérité, mais que c'étoit sa faute, qu'elle avoit gâté Mme de Guémené en la laissant asseoir publiquement au Val-de- Gràce, mais que, la chose étant faite et tournée en usage, il étoit vrai aussi qu'elle ne comprenoit pas la différence du tabouret public dans un lieu d'avec le même honneur dans un autre lieu, ni que Mme de Guémené se pût désormais tenir debout au Louvre, ni chez elle, ni chez la Reine sa belle-fille.

Cela, appuyé du tabouret de Mlle de Rohan sous Henri IV et de celui de Mme de Chevreuse la veille de ses noces, de son crédit et de l'amitié de la Reine mère pour sa belle-sœur, le lui fit enfin obtenir à force de persévérance, d'adresse et d'opiui.itreté. Ce fut encore une grâce persoimelle, et le premier exemple d'une femme assise de la maison de Rohan non duchesse.

Celle-ci la fut quelque temps après par la mort du duc de Montbazon, son beau-père. Mme de Chevreuse mourut 1679 , dans l'hôtel de Luynes, à Paris, logeant avec le duc de Luynes, son fils du premier lit, et qui, comme ov le va voir, fut aussi son beau-fi'ère. Elle lui laissa tous ses biens et avoit engagé le duc de Chevreuse, son second mari, à se démettre en sn faveur de sa charge de grand fauconnier de France, que le coimétable, son premier mari, avoit aussi

APPENDICE l\.

la longue vie de Monsieur son père.

avant qu'être du- 1 eue et qui avoit corameucé sa pro-

chesse, comme on digieuse fortune.

le voit expliqué ci

à côté, à l'article

de sa belle-sœur

la duchesse de

Chevreuse . Anne

mourut ...., à i .^ , ,.

Du second lit :

« L'abbesse de Malnoue, auparavant de la Trinité de Caen, née 1629, morte 1682, à cinquantetrois ans, restauratrice du prieuré du Cherche-Midi, à Paris, célèbre par ses ouvrages de piété.

« La duchesse de Luynes : Anne, née 1640, d'abord novice, puis quitta le voile avant sa profession, enfin épousa le duc de Luynes, fds de la duchesse de Chevreuse, sa sœur, qui étoit veuf d'une Séguier et père du duc de Chevreuse mort gouverneur de Guyenne avec nombreuse postérité. Le duc de Luynes, retiré à Port-Royal-des-Chanips, ramené à force par ses amis dans sa famille, tlevenu passionnément

amoureux de sa tante, l'épousa

et eu eut la princesse de Guémenc ci à côté, le comte d'Albert, le chevalier de Luynes et la marquise de Saissac, tous sans postérité, la marquise de Goufïier, qui en a eu, et la comtesse de Verue, qui n'en a point eu de son mari, mais bien du roi de Sardaigue une tille, mariée avec postérité au lils unique du prince de Carignan sourd et muet, fds du prince Thomas, fils de Savoie, et de la dernière princesse du sang de la branche de Soissons.

LA MAISOiN DE KOHAN AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. 529

■< Le duc ai Montbazon 3° :

« Charles, né.....

mort .... enfermé à Liège, à ..., ans, et interdit.

■ Le duc .Montbazon 4° :

« Charles, né ,

« Mlle de Schouberg, sœur de la célèbre Madame de Liancourt, el peu ressemblante, Hlle puînée du maréchal de Schonberg et d'Anne de la Guiche, sa seconde femme, née . . . . , mariée . . . ., morte 1706, à soi- X a n t e-q u a t o r z e ans.

« Mlle de Luynes : Marie-Anne d'Albert,néel662, fille du duc de Luyues et d'Anne de Rolian, sa seconde femme, ci à côté, mariée 1678, morte 1679, sans postérité, sept ans.

dix-

« Mlle de CochefiUet : Charlotte- Elisabeth, héritière du comte de ■Vauvineux et d'Elisabeth Aubry,

FILS S.\NS POSTERlTt; DU SECOND DCC DE MONTBAZON.

« Le chevalier de Rohan :

né ...., grand veneur de France, célèbre par ses galanteries, ses magnificences, ses vanités et son insolence continuelle à l'égard du Roi dans sa familiarité, dont il abusa par orgueil jusqu'à le piquer continuellement de jalousie de son adresse, de ses grâces et de sa prodigalité ; plus célèbre par son intelligence avec les ennemis de l'État et par l'extravagance de son complot d'enlever le Dauphin à la chasse et de le leur livrer, qui lui coûta juridiquement la tète, 167r2, devant la Bastille.

FILLES ET FILS S.\NS POSTÉRITÉ DU TROISIÈSfE DDG DE MONTBAZON :

'< Le prince de Montauban ...., né ...., épousa .... Charlotte Bautru->'ogent, veuve avec postérité de .... d'Argouges de Ranes, lieutenant général et mestre de camp général de la cavalerie ', femme peu épousable, fort du monde, pour qui Monsieur escroqua le tabouret au Roi, qui le lui a souvent reproché en ces mêmes termes ; par quoi cette branche acheva peu à peu d'avoir le rang. II n'en est venu qu'une fille, qui a peu paru dans le monde et qui en est retirée, et une autre, religieuse. M. de Montauban est mort ..... à .... ans, séparé de cette femme, et elle

« La comtesse de Jarnac : Elisabeth, née ...., mariée .... à Guy

1. Lisei: : colonel tjéncral des dragons, couune ci-dessus, p. Tô'J, note 3.

ai

MEMOir.KS DE SALNT-SISION. V

mariée 1680, morte 1719.

« Ces deux femmes eurent le tabouret en se mariant, bien que le prince de Guémené, leur mari, ne fût pas encore duc.

Chabot, morte ...-, à .... ans, avec postérité.

" La comtesse de Melun : Charlot te-Armande*, née . . . . , mariée .... à Alexandre, comte de Melun, vicomte de Gand, cousin germain du prince d'Espinoy, morte veuve ...., ne laissant qu'une fille, sans alliance.

« Mlle de Guémenc : Jeanne,

« Louis- Henri, né ...., prince de Montbazon,, colonel du régiment de Picardie-.

« Mlle de Soubise, Louise-Fran çoise, née ...., fille aînée du prince de Rohan ci-dessus, mariée 1719.

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