Correspondance de Bussy, tome III, p
2. Lettre de Mme de Scudéry à Bussy-Raljutiii, 28 janvier, et réponse de Bussy, dans le tome IV de sa Correspondance, p. 21 et 24.
3. Fiançailles célébrées le 10 mai 1G94, dans le cabinet du Roi : Journal de Dangean, tome V, p. 8 ; Mémoires du duc de Luynes, tome V, p. 19.
-i. Arch. nat., 0» \i, fol. 202; Gazette, 1679, p. 384.
5. Galette, 1679, p. 620. C'est Anue-Marguerite, qui fut abbesse de Jouarre.
6. Bibl. nat., Pièces originales, Roha.n, vol. 2530, n" 257, pièce portant des annotations de la main de Colbert.
cembre à sa fille, à propos des nominations faites dans la maison de la future Dauphine^ : « On a donné à Mme de S*** les mêmes appointements et les mêmes entrées qu'à la dame d'honneur, sans en avoir le titre. Cela s'appelle de l'argent! c'est, avec les deux mille écus de dame de la Reine qu'elle a toujours, vingt-une mille livres de rente qu'elle aura tous les ans. Quand on a voulu faire des compliments à M. de S*** : « Hélas ! « cela vient par ma femme; je n'en dois point recevoir les compliments. » Et Mme de R***- : « Voilà ce que c'est que de s'être bien attachée à la « Reine! » Le monde est toujours bon à son ordinaire^. » En fait, notre princesse avait demandé la place de dame d'honneur de la Reine que Mme de Richelieu quittait pour prendre les mêmes fonctions auprès de la Lauphine, et, le Roi ayant préféré Mme de Créquy, Marie-Thérèse avait du moins obtenu pour son amie des appointements équivalents*. Mais, peu habituée au refus, mécontente de n'avoir pas, avec sa nouvelle pension, les entrées et les honneurs auxquels elle croyait avoir droit, la princesse manifesta trop haut son ressentiment, et même elle écrivit au Roi une lettre « fort emportée..., où elle lui reprochoit qu'il lui avoit manqué de parole. » Le Roi « lui fit dire, ce jour-là, de s'en aller. » Mademoiselle ajoute : " Comme nous revenions, le soir, de quelque dévotion avec la Reine, Mme de Montespan et moi, la Reine entra dans son cabinet et fut longtemps enfermée avec Mme de Soubise, que la Reine avoit toujours fort aimée et qu'elle préféroit à tout le monde. On dit qu'après cette conversation elle en parla au Roi, et que le Roi lui dit : « Elle vous trompe; » et qu'il lui en dit beaucoup de choses désobligeantes. C'étoit pour lui dire adieu ; car elle alla à Paris, où elle fit semblant d'avoir la rougeole, pour ne voir personne ; puis, elle s'en alla à la Chapelle, une maison de M. de Luynes''. Elle y passa son exil®. » On crut volontiers que Mme de Montespan n'était pas étrangère à ce semblant de disgrâce et avait saisi l'occasion de rappeler la belle princesse à l'ordre^. Toujours est-il que la réclusion fut sévère : l'exilée ne vit pendant un temps que son amie Mme de Rochefort, et, tout entiers à la prochaine arrivée de la Dauphine, les courtisans étaient bien près d'oublier « la bonne femme Soubise dans son trou", » lorsqu'elle reparut au bout de trois mois, jour pour jour, comme revenant de la campagne : « La Reine et tout le monde la reçut fort bien; le Roi lui fit une très grande révérence. Elle soutint avec très bonne mine tous les différents compliments qu'on lui faisoit de tout côté 9. » Cela se passait à la fin du