Ni avoir jamais fait
4. Des rédactions antérieures de cet épisode se trouvent dans les Additions au Journal de Damjcau, tome Vil, p. 88 (ci-après, n" 24o), et tome XII, p. 313, et dans la notice du P. de la Chaise, publiée par M. Faugère au tome II des Écrits inédits de Saint-Simon, p. 463.
5. Nettement est en interligne, au-dessus de clairement, biflë.
6. Les faits allégués. Littré cite trois exemples de notre auteur.
7. Un fait singulier à noter, c'est que Fénelon, nommé jadis au même évèché de Poitiers, avait été rayé do la fouille à cause de ses rapports sur les conversions de Saintongc.
point, et, tant qu'il a vécu, il a souvent fait de nouveaux efforts, mais tous aussi inutiles'.
On sut aussi qui étoit le faux délateur et qui avoit fait [Achl.S'-S.5-',5\ et envoyé ces calomnies atroces : c'étoit l'abbé de la Chastre"-, frère du gendre du marquis de Lavardin^. Il étoit aumônier du Roi depuis longtemps, et il enrageoit de n'être point évêque et contre tous ceux qui le devenoient. C'étoit un homme qui ne manquoit pas d'esprit, mais pointu, désagréable, pointilleux, fort ignorant parce qu'il n'avoit jamais voulu rien faire, et si perdu de mœurs que je lui vis dire la messe à la Chapelle, un mercredi des Gendres, après avoir passé la nuit masqué au bal, faisant et disant les dernières ordures, à ce que vit et entendit M. de la Vrillière ', devant qui il se démasqua, et qui me le conta le lendemain matin, une demi-heure avant que je le rencontrasse habillé, allant à l'autel. D'autres aventures Favoient déjà perdu auprès du Roi pour être évêque; il étoit fort connu et fort méprisé^. 11 ne" porta pas loin le châtiment de son dernier
•1. Voyez le récit des Annales de la cour.
!2. Louis-Claude de la Chastre, nommé abbé de Saint-Sevcr-Cap-dc- Gascogiie en avril 1685, fait aumônier du Roi en juillet 1690, à la suite de l'assemblée du clergé, et mort le 23 mai 1699.
3. Ce gendre de M. de Lavardin était Louis-Charles-Edrac, marquis de la Chastre et comte de Nançay, marié en 1694. Colonel d'infanterie en 1684, brigadier en 1693, maréchal de camp en 170'2, lieutenant général en 1704, gouverneur de Peccais en 1712 et lieutenant général do l'Orléanais, il mourut le 12 septembre 1730, âgé de soixante-neuf ans.
,4. Louis Phélypeaux, marquis de la Vrillière, de Châteauneuf et de Tanlay, comte de Saint-Florentin, etc., fils aîné du secrétaire d'État Châteauneuf et de Mlle de Fourcy, était né le 14 avril 1672. Il succéda à son père le 28 avril 1700, devint commandeur-secrétaire des ordres du Roi le 18 mai suivant, et mourut le 17 septembre 172o.
5. A propos de sa nomination à l'abbaye de Saint-Sever, en avril KiSo, l'annotateur des Mémoires de Sourchcs dit (tome I, p. 210^ : « C'étoit un jeune homme bien fait et qui avoit de l'esprit ; mais on croyoit que cette abbaye n'étoit pas inutile j)Our confirmer sa vocation dans l'Église. >•
6. Après ne, Saint-Simon avait d'abord écrit le, qu'il a biflé, en corrigeant, quatre mots plus loin, ce en le.
crime' et la vengeance du pauvre abbé de Coëtelez, qui fut plaint de tout le monde.
Mort Le président Talon ^ alla aussi en l'autre monde voir
tlu président ^-j ^^^ permis de souffler le froid et le chaud ^, comme
ralon, i .... . „
et sa dépouille. M. de Luxembourg le lui avoit fait faire*. Lamoignon^