Ci-dessus, p. 41, à propos du prince Vaïni
8. Soglio, italien : trône. Les princes du soglio assistaient le Pape quand il paraissait sur son trône dans les cérémonies publiques, et ce privilège était réservé exclusivement, depuis Sixte V, aux Orsini, aux Colonna, et aux neveux du pontife régnant. Voyez la Gazette de 1678, p. 1030, et la notice de M. de San-Gemini, appendice n° III. Le prince de Sonnino (Coionna-Doria) est encore aujourd'hui un des assistants du Pape.
9. Les Orsini : ci-dessus, p. 42. Le nom est francisé ainsi dans le Moréri.
10. Ferdinand Orsini, duc de San-Gemini, puis de Bracciano à partir
iOO MÉMOIRES [1698]
de princesse de Montmorency ' qui, après la mort tragique de son
esUrsins. ^lari, en 1632-, se retira à Moulins, où elle se fit fille de
Sainte - Marie \ M. de Bracciano, veuf d'une Ludovisio*
sans enfants, épousa, en février" 1675, Anne-Marie" de la
Trémoïlle, fille de M. de Noirmoutier", qui figura assez
de 1645, marié à sa cousine l'iiéritière de la branche de San-Geraini, laquelle, en 1663, laissa la plupart de ses biens à un fils cadet, qui finit sans alliance en 1696. Un fils aîné, Viri^inio, fut cardinal de 1641 à 1676. On peut voir dans la Gazette de 1633, p. 1181-1188, les détails d'une réception splendide faite par ce duc de Bracciano au pape Innocent X.
1. Marie-Félice Orsini, dite des Ursins, petite-nièce du pape Sixte V, cousine issue de germaine du grand-duc de Toscane et du roi Louis XIII, naquit à Rome le 11 novembre 1600, fut mariée par Marie de Médicis, sa marraine, en juillet 1613 ", à Henri II, duc de Montmorency. Après la mort du duc, elle entra, en 1634, dans le couvent de visitandincs qu'elle avait fondé à Moulins et dont elle éleva l'église, y prit le voile le 30 septcmbi-e 1637, ayant alors vingt-cinq ans de veuvage, et y mourut en odeur de sainteté, le 5 juin 1666, à l'âge de soixante-six ans. Sa vie a été écrite par Cli. Cotolondi en 1684, par l'abbé Carreau en 1769, et, de notre temps, par Amédée Renée et M. le comte de Bâillon. De plus, Mgr Fliche, chanoine de Troyes, a publié des mémoires sur elle en 1877. Saint-Simon lui a consacré un article élogieux dans sa notice sur le duché éteint de Montmorency, tome V des Écrits inédits, p. lô'S et 164. Tallemant (tome II, p. 308-309) la représente très éprise de son mari, mais aussi très jalouse et peu agréable. Le chagrin la rendit étique.