De, par mégarde, au lieu de ne, dans le manuscrit
5. Comparez la suite des Mémoires, tome IV de 1873, p. 252. 11 faut
du comte
tenant éteint', étoit Gastelnau, non pas des Castelnau du maréchal de France'^ ; mais il portoit celui de Clermont- Lodève d'une héritière de cette maison, anciennement éteinte, qui en avoit apporté les biens dans la sienne \ Mariage Le troisième mariage fut plus brillant et mieux assorti
pour les âges : ce fut celui du comte d'Ayen ' avec Mlle d'Au-
diie que l'union ne tarda pas à être troublée entre les deux époux et que les Chevreuse durent intervenir : Dangcau, tome VI, p. 427.
l. Par la mort du dernier de ses deux fils, en 1713.
"2. Jacques II, marquis de Castelnau-Mauvissière, qui commença à se signaler sous Louis XIII, dans la campagne de 1636, commanda en dernier lieu l'aile gauche à la bataille des Dunes, fut blessé deux jours après (16 juin 1658), au siège de Dunkerque, reçut le bâton de maréchal de France le 20, et mourut de ses blessures le 15 juillet suivant, dans la trente-huitième année de son âge. Il a un article dans les papiers inédits de Saint-Simon (ci-après, appendice VIII), outre deux Additions au Journal de Dangcau (tomes IV, p. 443, et V, p. 439) et deux autres montions dans les Mémoires. Sa vie et la généalogie de sa famille, originaire de Touraine, ont été écrites par J. le Laboureur dans l'édition commentée des mémoires de son grand-père Michel de Castelnau-Mauvissière, célèbre ambassadeur de France en Angleterre, et sa biographie a été résumée par M. des Diguères dans Vtftidc sur les Médavy- Grancey, p. 173-185. C'était, dit Bussy-Rabutin, « un des plus braves hommes de son temps,... d'ailleurs fort bon homme et fort commode. »
3. Il y a une courte filiation de cette maison de Castelnau, de Languedoc, dans V Histoire généalogique, tome 1, p. 468-469, et un dossier intéressant des Clermont-Lodève au Cabinet des titres, n° 4108. Saint- Simon parle de leur grandeur et de leur orgueil dans les Changements arrivés à la dignité de duc (tome III des Écrits inédits, p. 127), à propos de l'usage introduit par les ducs de cousiner avec leurs parents, mais non de leur permettre la réciprocité. Les Annales de la cour prétendent précisément (tome II, p. 15) qu'on avait retiré aux Clermont-Lodève le titre de « cousin du Roi, » sans doute depuis les aventures du marquis de Saissac. Ce marquis avait un frère îiiné, de caractère turbulent, qui fut envoyé à la Bastille pour avoir souffleté l'évêquc de Lodève en pleins États (ibidem), et l'aîné de tous avait été tué en duel par Coligny, en 1651. La terre de Saissac, aux environs de Carcassonne, avait été érigée en marquisat pour leur aïeul, on 1604, et possédait un siège de baron aux États de Languedoc.
4. Adrien-Maurice de Noailles, seul survivant des cinq premiers fils issus de l'alliance du duc Anne-Jules avec Marie-Françoise do Bournonville, était né le 29 septembre 1678 et portait le titre do comte
bigné*. Le Roi avoit une grande envie de la faire épouser d'Ayea avec
au prince de Marcillac', petit-fils de M. de la Rochefoucauld. Lui et Mme de Maintenon ne s'aimoient point et ne s'étoient jamais aimés ^; il avoit été toujours fort bien avec Mme de Montespan, et surtout avec Mme de Thiange, dont il aimoit encore les enfants. Le Roi s'en apercevoit ;
d'Ayen, ea Limousin". Mousquetaire en 1692, il avait servi, comme officier, puis comme mestre de camp du régiment de Noailles, sous son père et sous le duc de Vendôme, en Catalogne, de 1694 à 1695, ensuite en Flandre, pendant les campagnes de 1696 et 1697. Nous le verrons accompagner Philippe V à Madrid et recevoir la Toison d'or en 1702, passer brigadier et maréchal de camp en 1704, prendre possession du titre de duc de Noailles la même année et de la charge de capitaine des gardes du corps en 1707, devenir lieutenant général en 170G, grand d'Espagne en 1712, président du conseil des finances en 1713, gouverneur et capitaine des chasses de Saint-Germain-en-Laye en 1717, conseiller au conseil de régence en 1718. Il eut ensuite l'Ordre en 1724, le bâton de maréchal de France en 1734, le commandement en chef des armées d'Italie en 1733, la même fonction en Flandre et en Alsace en 1744, le titre de ministre d'État en 1743 et celui d'ambassadeur extraordinaire à Madrid en 1746, se retira du Conseil et des affaires en 1756, et mourut à Paris le 24 juin 1766.
1. Voyez notre tome IV, p. 300-301. Mlle d'Aubigné avait été élevée à Saint-Cyr par la fidèle Nanon Bailbien. En 1690, Mme de Maintenon disait : « Elle est très jolie ; elle a l'esprit fort avancé ; bonne fille et toute instruite et remplie de religion. » {Lettres historiques, tome I, p. 110.) Il existe d'elle un portrait intéressant, mais médiocre comme facture, au château de Mouchy. — Saint-Simon écrit ici : Aubigmj, et : Auhicjné en marge, ainsi qu'aux trois dernières mentions ci-après.
2. François de la Rochefoucauld, prince de Marcillac, était le fils aîné du duc de la Rocheguyon et de Mlle de Louvois. Né le 17 avril 1681, il mourut de la petite vérole le 29 juillet 1699. Pendant ses dernières années, il fut fort assidu auprès du duc de Bourgogne, qui le regretta.
3. Voyez les Mémoires de Mme de Maintenon, éd. 1789, tome II, p. 95, 158-160 et 192. Il est aussi parlé de cette hostilité dans les Mémoires de Mlle d'Atonale. Saint-Simon y fera encore allusion : tomes VI, p. 379, et X, p. 121. On fut fort étonné, en 1693, de ce que Mme de Maintenon accompagna le Roi dans sa visite chez M. de la Rochefoucauld (Lettres de Mme de Sévigné, tome X, p. 288).
" Cette terre, à vingt-huit kilomètres 0. N. 0. de Brive, avait été acquise en 1581, par M. de Noailles, évéque de Dax, et érigée en comté au mois de mars 1593.
Mlle d'Aubigaé.
il ne laissoit pas de désirer que cela fût autrement entre eux. Comme ils n'avoient jamais été brouillés, et qu'ils n'avoient aucun rapport ensemble , l'embarras étoit la façon de les mettre sur un autre pied', d'autant qu'il n'y avoit rien à l'extérieur et qu'ils en savoient trop tous deux pour s'attaquer et n'avoir pas tous les ménagements possibles. M. de la Rochefoucauld, à qui le Roi en parla, n'y consentit que par respect et complaisance" ; Mme de Maintenon, qui avoit ses raisons pour un autre choix, répondit au Roi froidement. Tant de glace des deux côtés rebutèrent^ le Roi, qui n'en parla plus que foiblement à Mme de Maintenon, pour lui demander à qui elle pouvoit donner la préférence sur un homme de la naissance, des biens et des charges qu'auroit le prince de Marcillac. Elle lui proposa le comte d'Ayen*. A son tour, le Roi ne répondit pas comme Mme de Maintenon l'eût désiré : il n'aimoit point Mme de Noailles ; elle avoit trop d'esprit pour lui, et trop entrante et trop intrigante^; c' étoit la mettre dans leur sanctuaire intime, et le Roi avoit peine à s'y résoudre ^ Mme de Maintenon, qui se vouloit entièrement attacher Monsieur de Paris et, à l'appui de l'affaire de Monsieur