‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 70 sur 427 · Après pied, un second ensemble est biffé · texte numérisé non relu

Après pied, un second ensemble est biffé

2. Les Annales de la cour (tome II, p. 384-383) disent cependant que le duc de la Rochefoucauld la voulait pour le prince de Marcillac, et que ce parti paraissait encore plus avantageux que les Noailles, comme extraction, comme situation à la cour, comme titres : aussi croyait-on le mariage assuré. Selon la Beaumelle, on avait sonj^é au prince de (iuise, fils de Mme d'Harcourt.

3. Pluriel irrégulier, mais qui s'explique par l'idée des « deux côtés ».

4. On sut dès la fin de KlOo que la jeune fille était promise pour le comte d'Ayen {Lettres de Mme de Sévujné, tome X, p. 327), et Dangeau enregistra cette nouvelle en janvier 1696 {Journal, tome V, p. 346).

5. Comparez la suite des Mémoires, tomes III de 1873, p. 420, VI, p. 167-168, VIII, p. 200-201, et XII, p. 138.

6. Le succès des Noailles fut considéré comme un symptôme de défaite certaine pour l'arclicvèque de Cambray et ses amis : Correspondance de Fénelon, tome VIII, p. o4o et 548. L'abbé Millot s'exprime ainsi dans les Mémoires de Noailles (p. 70) : « Elle (Mme de Maintenon) avoit une nièce, fille du comte d'Aubigné, dont la main étoit un objet

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de Cambray, se frayer un chemin d'avoir part aux affaires de l'Église^ et aux bénéfices surtout, qu'elle n'avoit jamais pu entamer au P. de la Chaise % tourna si bien le Roi, qui aimoit M. de Noaiiles, et à^ le rassurer sur ce qu'elle écarteroit Mme de Noaiiles de leurs particuliers, que le mariage fut agréé et tout aussitôt conclu'. Mme de Maintenon assura six cent mille livres'' sur son bien après elle; elle en avoit beaucoup plus, et point d'autre héritière. Le Roi donna trois cent mille livres comptant % cinq cent

d'ambition pour les premières maisons du Royaume. On osoit à peine y prétendre; on craignoit du moins de témoigner ses désirs. Liée d'amitié avec le maréchal et le cardinal de Noaiiles, connoissant le mérite précoce du comte d'Ayen, que le Roi sembloit lui-même désigner, elle préféra ce jeune seigneur, parce qu'il méritoit la préférence. » Ensuite vient le texte d'une lettre écrite sur ce sujet, par Mme de Maintenon, à Mme de Saint-Géran ; mais il est tiré de la Beaumelle, et faux par conséquent. En revanche, Lavallée a publié deux ou trois autres lettres, moins importantes, mais authentiques.

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