Églises, par mégarde, dans le manuscrit
^i. Voyez nos tomes II, p. 198-199 et 357-361, et IV, p. 349. Saint- Simon a étendu davantage cette idée dans la suite des Mémoires, tome XII, p. 138, et dans le Parallèle, j). 2o2-'2o3.
3. A est ajouté en interligne. Avant cette préposition, il faut sousentendre : « réussit si bien », ou quelque autre verbe analogue.
4. Journal de Dangeau, tome VI, p. 308-310 et 321 ; Mémoires de Maintenon, chap. i du livre xu, tome IV de l'éd. 1789, p. 203-213; Lavallée, Lettres historiques de Mme de Maintenon, tome II, p. 31; Gazette, 1698, p. 167; Gazette d'Amsterdam, 1698, n° xxix; Mercure, avril 1698, p. 216-230"; Bcrtin, les Mariages dans l'ancienne société française, p. 232-244. Le duc de Luynes {Mémoires, tome V, p. 91-92) constate fort justement que ce mariage fut une source de faveurs infinies pour Adrien-Maurice de Noaiiles.
5. Saint-Simon se sert ici du signe conventionnel it, qu'on pourrait traduire par francs aussi bien que par livres, puisque, comme Dangeau, il parle tantôt de livres, tantôt de francs et d'écus. Voyez ci-contre, p. 126, note 3, et ci-après, p. 2o2, note 2.
6. Cette somme fut payée dans l'année, malgré l'épuisement du Trésor.
" Cet article du Mercure, comme cehii qui avait été donné en 1088, contient une longue généalogie des d'Aubigné, établie d'après les documents dont 1 inexactitude a été signalée dans notre tome IV, [). '2!l-i, note 1.
mille livres sur l'hôtel de ville ^ pour cent mille livres de pierreries, avec les survivances du gouvernement de Roussillon, Perpignan, etc., de M. de Noailles, de trentehuit mille livres de rente au soleiP, et de celui de Berry de M. d'Aubigné, de trente mille livres de rente; et sur le tout une place de dame du palais. La déclaration s'en fit le mardi 11 mars\ Le lendemain, Mme de Maintenon se mit sur son lit au sortir de table, et les portes furent ouvertes aux compliments de toute la cour. Mme la duchesse de Bourgogne, toute habillée, y passa la journée, tenant Mlle d'AulDigné auprès d'elle et faisant les hon-
1. Les créations de rentes sur riiôtel de ville de Paris, c'est-à-dire de rentes émises par l'intermédiaire de cet hôtel de ville et payables dans ses bureaux, mais sur le produit de certaines fermes ou impositions que le Roi y faisait verser, avaient été multipliées pendant la guerre et s'étaient faites, en dernier lieu, au taux désastreux du denier quatorze (plus de 7,14 p. 0/0); mais, avec la paix, la réduction de ces rentes avait été commencée, et l'on fit, à partir du mois de décembre 1697, des émissions de rentes nouvelles au denier dix-huit, et même au denier vingt, avec des avantages pour les titulaires des anciennes rentes qui, plutôt que de subir le remboursement, apporteraient aux bureaux de constitution un capital équivalent à celui des rentes anciennes dont ils étaient déjà nantis. Cette opération réussit à merveille et soulagea considérablement la dette publique : Forbonnais, Recherches ci considérations sur les finances, tome II, p. 99-100.
"1. Locution plutôt applicable au produit de fonds immobiliers.
3. Voici ce que dit Dangeau à la date du 12 (p. 310; comparez la Gazette d' Amsterdam du 20, n° xxiii) : -< Le Roi donne à Mlle d'Aubigné iSOO,000 livres, savoir : 500,000 livres sur la maison de ville et 100,000 écus argent comptant, et pour 100,000 francs de pierreries. Mme de Maintenon lui assure après sa mort 200,000 écus de son bien. Outre cela, le Roi donne au comte d'Ayen les survivances du gouvernement de Roussillon, qu'a le duc de Noailles, et du gouvernement de Rerry, qu'a M. d'Aubigné. Le gouvernement de Roussillon vaut 38,000 livres de rente, et celui de Rerry en vaut 30. Mme la comtesse d'Ayen sera dame du palais. » On régla que cette nouvelle dame et sa belle-sœur la comtesse d'Estrées feraient leur service avec Mme d'O {ibidem, p. 323). Mme de Maintenon ne voulut pas que le maréchal de Noailles cédât tout de suite le titre ducal à son fils, et cela ne se fit qu'en janvier 1704. Elle avait donné dès 1696, à sa nièce, la terre de Orogneul, achetée cent mille écus.
neurs comme une particulière chez une autre ^ On peut juger si personne s'en dispensa, à commencer par Monseigneur : on y accourut de Paris, et Monsieur, qui y étoit, vint exprès. Le mardi dernier mars, ils furent fiancés le soir- à la Chapelle, Mme la duchesse de Bourgogne et toute la cour aux tribunes, et la noce en bas ; tout ce qui en étoit avoit vu le Roi chez Mme de Maintenon avant son souper. Le lendemain, tard dans la matinée^, Mme de Maintenon vint avec toute la noce à la Paroisse^, où Monsieur de Paris dit la messe et les maria; d'où ils allèrent tous diner chez M. de INoailles, dans l'appartement de M. le comte de Toulouse, qu'il lui avoit prêté''. L'après-dînée, Mme de Maintenon sur son lit et la comtesse d'Ayen sur un autre '", dans une autre pièce joi-
1. Ceci avait été dit par Dangeau immédiatement avant les lignes que nous venons de reproduire, et en ces termes : « Mme la duchesse de Bourgogne dîna chez Mme de Maintenon. Elle y alla dès le matin, dès qu'elle fut habillée, et y demeura toute l'après-dinée, faisant les honneurs à tous ceux qui venoient faire compliment à Mme de Maintenon sur le mariage de sa nièce. Mme de Maintenon se mit sur son lit pour recevoir les compliments. >»