‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 78 sur 427 · Tout son bien · texte numérisé non relu

Tout son bien

4. Comparez l'article consacré à cet abbé lors de sa mort, tome VI (les Mémoires, p. 183-184, le tome X, p. 123, et l'Addition au tome XII du Journal de Dcmcjeaii, p. 289-290. Les Annales de la cour (tome II, p. 431) prétendent que l'abbé de Verteuil, frère du défunt, avait demandé ses abbayes, mais que le Roi, ne voulant pas les mettre en des mains si peu dignes, en fit don à l'oncle, qui vivait depuis longtemps dans la retraite. Nous verrons cet abbé de Verteuil dans l'intimité de Saint-Simon.

3. N. (non encore nommé) de Bourbon, né le 1" décembre 1694, mort le 24 avril 1698, avait reçu le titre de la Roche-sur-Yon, porté par son père jusqu'en 1685, et qui venait des Bourbon-Montpensier.

6. En qualité de « personne sacrée, » le roi de France (et de même le roi d'Angleterre) portait en violet le grand deuil, c'est-à-dire celui des têtes couronnées et de leurs enfants, et celui de ses parents jusqu'aux cousins germains inclusivement. Le petit deuil, pour les princes du sang et les princes étrangers, se portait en habit noir. Les dentelles étaient remplacées, pendant les premiers temps, par du linge uni ; le manteau, de drap noir, avait une queue traînante, et le chapeau un

Conii, fants au-dessous de sept ans', et on" ne l'avoit pas porté

f 1 j'^ilv e!*?"!! de ceux de lui et de la Reine^; mais il avoit voulu faire cet honneur-la a M. du Marne pour un des siens^, et n osa pas, après cela, ne le pas prendre de ceux des princes du sang. Il alla voir Monsieur le Prince et Madame la Princesse, et Mme la princesse de Conti ; les princes du sang s'y trouvèrent et le reconduisirent jusque chez Mme de Maintenon^.

Mort de Fervacques*^ mourut en ce même temps, en revenant de

crêpe pendant jusqu'à terre. Pour le petit deuil, on prenait la mousseline brodée, « ou autre chose, suivant les modes. » Le deuil ne se , , portait pas pour un fils ou une fille, et il n'était que de six semaines

pour un neveu. Voyez un mémoire officiel, du temps de Louis XIV, dans les papiers de la Maison du Roi, Arcli. nat., 0' 1048, 8" dossier; comparez le Journal de Dangeau, avec Additions de Saint-Simon, tomes II, p. 29, 339, 427 et 429, IV, p. 229, V, p. 94 et 431, VI, p. 111, 122 et 312, VII, p. 132 et 426, XI, p. 302 et 399, XV, p. 394, XVIII, p. 348, etc.; le mémoire sur les Menus plaisirs, etc., publié dans le tome II de la 2° série de Mélanges historiques (colkîction des Documents inédits), p. 750 et 781 ; les Mémoires de Lui/nes, tomes VIII, p. 1S2 et 159, XII, p. 314, XIII, p. 410, XV, p. 31l", XVI, p. 247, etc.

1 . Voyez l'Addition placée dans le Journal de Dangeau, 17 août 1699, tome VII, p. .132, à propos de pareille décision prise pour une fille du même prince de Conti, et une autre Addition, tome XII, p. 356 (suite des Mémoires, tome VI, p. 298).

2. On corrige u', et, à la ligne suivante, le second aroil a été ajouté après coup en interligne, et votdul corrigé en voidu.

3. Anne-Klisabclh (18 novembre-30 décembre 1662); Marie-Anne (16 noverabre-26 décembre 1664); Marie-Thérèse (2 janvier 1667- 1" mars 1672); Philippe, duc d'Anjou (o août 1668-10 juillet 1671); Louis-François, duc d'Anjou (14 juin-4 novembre 1672).

4. En 1694, quand ce duc avait perdu une fille de quinze jours {Journal, tome V, p. 84); mais, dans ce cas-là, le Roi, comme grandpère, ne devait pas porter le deuil lui-môme, ainsi que Dangeau le rappelle en 1698, à propos du prince de Dombes (tome VI, p. 429). — En 1693, le prince de Conti ayant déjà perdu un enfant de quatre jours, c'est sur sa propre demande qu'on n'avait pas pris le deuil, dit Dangeau à propos de celui de 1694 (tome V, p. 84, avec Addition).

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