‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 79 sur 427 · Journal, tome VI, p. 341 et 343, 3 et 7 mai · texte numérisé non relu

Journal, tome VI, p. 341 et 343, 3 et 7 mai

(). Il signait : Farvacques. Saint-Simon écrit : Fervacques dans le texte, et : Ferraques en marge. — Alphonse-Noël de Rullion, marquis de

Bourbon*. C'étoit un vieux garçon, honnête homme, tou- Fervacques; sa iours salant, qui n'avoit jamais été marié, et qui avoit ^'^^.°"! ° ^\

•) O ' T J ' T SOI) testament.

acheté, il y a longtemps, du grand prévôt ^ le gouvernement du Maine et du Perche, qui vaut quatorze mille livres de rente ^. Il étoit riche, quoique frère cadet de BuUion^. Leur mère^ étoit sœur aînée de la maréchale de

Fervacques, capitaine de cavalerie en 1667, capitaine-lieutenant des chevau-légers de la Reine de 1671 à 1676, nommé gouverneur et lieutenant général des provinces du Maine et du Perche et du comté de Laval le 13 mars 1671, sous-lieutenant de la capitainerie de la Varenne du Louvre le 28 juillet 1680, mourut, âgé de cinquante-trois ans, le 30 mai 1698, à Cosne, et laissa une fortune de près de cent mille livres de rente. Le titre de Fervacques fut relevé par un neveu.

1. Journal de Dangeau, tome VI, p. 355, 30 mai 1698; comparez la Gazette d'Amsterdam, n» xlvii, et le Mercure, juin 1698, p. "215-'2"20. — Dans la table de son manuscrit de Dangeau, Saint-Simon a noté ce décès ainsi : « •]• de Fervac {sic), frère cadet et non marié de Bullion, et qui avoit acheté le gouvernement du Maine et du Perche, et qui laissa gros à vie à la duchesse de Ventadour, dont il avoit l'honneur d'être cousin germain, et sur quoi les BuUions plaidèrent et perdirent. »

2. Le marquis de Sourches : voyez notre tome IV, p. 150. La vente s'était faite en 1671, un an après que M. de Sourches avait été pourvu, et parce qu'il avait besoin d'argent. Quoique Fervacques eût commandé les gendarmes de la Reine et qu'il possédât de puissantes alliances, l'intervention de M. le Tellier, qui était un des créanciers du grand prévôt, fut nécessaire pour que ce marché eût l'agrément royal. (Mémoires de Sourches, tome II, p. 297.) Fervacques fut un des gouverneurs oubliés lors de la promotion du Saint-Esprit de 1688.

3. Ceci est copié du Journal de Dangeau, tome VI, p. 3o5 : « Le marquis de Fervacques, gouverneur du Maine, est mort sur le chemin de Bourbon. Il n'avoit point de brevet de retenue sur son gouvernement, qui vaut quatorze mille livres de rente, et qu'il avoit acheté de M. le grand prévôt. » — Au gouvernement de la province du Maine étaient joints les gouvernements particuliers du comté de Laval et du Perche (moins le Perche-Gouët et le pays de Thimerais).

■4. Charles-Denis de Bullion, marquis de Gallardon, de Fervacques et de Montlouet, comte de Thiembronno, etc., né le 17 avril 1651, conseiller au parlement de Metz de 1675 à 1680, fut pourvu de la charge de prévôt de Paris le 14 février 1685, hérita du gouvernement du Maine à la mort de son frère, et mourut, relégué dans ses terres de Beauce, le 20 mai 1721.

5. Noël de Bullion de Bonnelles, le « dernier des hommes, » selon

la Motte*, qui vint demander au Roi le gouvernement pour Bullion, qui en offroit deux cent mille [livres] pour celui qu'il lui^plairoit gratifier. Sur-le-champ il l'accorda, donna à la maréchale douze mille livres d'augmentation de pension^, et fit mander à Rosen^ qui étoit à Paris, qu'il lui donnoit les deux cent mille livres de Bullion : la paix lui avoit fait perdre une assez bonne confiscation que le Roi lui avoit donnée^ Il se trouva un testament de Fervacques, par lequel, entre autres legs, il donnoit à la duchesse de Ventadour*^ la jouissance, sa vie durant,

Tallemant dos Réaux [Historiettes, tome IV, p. 4Go), épousa, le 27 février 1639, Charlotte de Prie, demoiselle de Fervacques, qui mourut à Paris le 14 novembre 1700, âgée de soixante-dix-huit ans. Elle eut trois fils, dont l'aîné mourut en 1671, six semaines après avoir été pourvu de la charge de premier écuyer commandant la petite écurie. Elle joua un certain rôle dans les troubles de la Minorité et fut exilée en 1652, en même temps que Mademoiselle et ses deux maréchales de camp. Son mariage s'était conclu dans des circonstances assez singulières, par la volonté du cardinal de Richelieu, alors que M. de Bonnelles se préparait à épouser la fille du chancelier Séguier qui devint duchesse de Verneuil : voyez les Historiettes de Tallemant des Réan:r, tome II, p. 149 et 155, et les Mémoires de Luynes, tome V, p. 101- 102, note.

1. Louise de Prie, demoiselle de Toussy, tille puînée du marquis do ce nom et de Françoise de Saint-Gelais de Lusignan, épousa, le 22 novembre 1650, Philippe de la Motte- Houdancourt, i'ait maréchal de France et duc de Cardonc en 1642. Devenue veuve le 2i mars 1657, elle fut nommée gouvernante des enfants de Louis XIV le 4 septembre 1664, eut les mêmes fonctions auprès des enfants du Dauphin et de ceux du duc de Bourgogne, et mourut dans la nuit du 5 au 6 janvier 1709, à quatre-vingt-cinq ans.

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